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Le genre présidentiel. Enquête sur l'ordre des sexes en politique


Depuis la loi sur la parité, jamais les femmes n'ont été aussi nombreuses dans les assemblées politiques et au sein même du gouvernement. Pourtant rien n'a changé dans la manière dont les politiques, les médias et les communicants les représentent. C'est en s'emparant de la vie privée des politiques que cette même sphère médiatique a vraiment modifié leur représentation. Le genre présidentiel décrypte le nouvel idéal des prétendants aux plus hautes fonctions, celui de la " bonne masculinité ".
Ségolène Royal, Marine Le Pen, Christiane Taubira, Anne Hidalgo... Jamais les femmes n'ont été aussi présentes sur la scène politique française. Pourtant, la loi sur la parité n'a pas eu les effets attendus. Les médias, les politiques et les communicants continuent de véhiculer de nombreux stéréotypes. Pire : les clichés se renforcent lorsque l'" ordre genré " est contesté. Une candidate accède au second tour de l'élection présidentielle ? Une femme racisée se voit confi er un ministère régalien ? Deux femmes s'affrontent pour la direction d'un parti politique ou d'une grande municipalité ? À chaque fois, les schémas sexistes, et parfois racistes, reviennent sous la plume des commentateurs. Évaluées sur leur physique, soupçonnées d'agir par " émotion " et hâtivement taxées d'incompétence, les femmes sont systématiquement rappelées à l'ordre.
La persistance de cet ordre genré s'accompagne d'une évolution : la restriction du périmètre du " privé " et de l'" intime ". Ce sont les affaires pénales de Strauss-Kahn qui ont rendu possible ce déplacement. Mais, dorénavant, comme l'ont montré les polémiques sur les relations de François Hollande avec Valérie Trierweiler et Julie Gayet, les comportements sexuels ou amoureux licites des personnalités politiques sont analysés comme le signe de leur capacité – ou non – à gouverner.
S'appuyant sur les productions médiatiques, sur des entretiens avec de nombreux journalistes et sur ses observations des campagnes électorales, l'auteure fait apparaître la dimension genrée des hiérarchies de pouvoir et explore la définition contemporaine de la " bonne masculinité " en politique.

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Fiche détaillée de “Le genre présidentiel. Enquête sur l'ordre des sexes en politique”

Fiche technique

  • Auteur : Frédérique Matonti
  • Éditeur : La Découverte
  • Date de parution : 16/03/17
  • EAN : 9782707195845
  • Format : ePub
  • Nombre de pages: 361
  • Taille du fichier : 1,7 Mo
  • Protection : Digital Watermarking

Résumé

Depuis la loi sur la parité, jamais les femmes n'ont été aussi nombreuses dans les assemblées politiques et au sein même du gouvernement. Pourtant rien n'a changé dans la manière dont les politiques, les médias et les communicants les représentent. C'est en s'emparant de la vie privée des politiques que cette même sphère médiatique a vraiment modifié leur représentation. Le genre présidentiel décrypte le nouvel idéal des prétendants aux plus hautes fonctions, celui de la " bonne masculinité ".
Ségolène Royal, Marine Le Pen, Christiane Taubira, Anne Hidalgo... Jamais les femmes n'ont été aussi présentes sur la scène politique française. Pourtant, la loi sur la parité n'a pas eu les effets attendus. Les médias, les politiques et les communicants continuent de véhiculer de nombreux stéréotypes. Pire : les clichés se renforcent lorsque l'" ordre genré " est contesté. Une candidate accède au second tour de l'élection présidentielle ? Une femme racisée se voit confi er un ministère régalien ? Deux femmes s'affrontent pour la direction d'un parti politique ou d'une grande municipalité ? À chaque fois, les schémas sexistes, et parfois racistes, reviennent sous la plume des commentateurs. Évaluées sur leur physique, soupçonnées d'agir par " émotion " et hâtivement taxées d'incompétence, les femmes sont systématiquement rappelées à l'ordre.
La persistance de cet ordre genré s'accompagne d'une évolution : la restriction du périmètre du " privé " et de l'" intime ". Ce sont les affaires pénales de Strauss-Kahn qui ont rendu possible ce déplacement. Mais, dorénavant, comme l'ont montré les polémiques sur les relations de François Hollande avec Valérie Trierweiler et Julie Gayet, les comportements sexuels ou amoureux licites des personnalités politiques sont analysés comme le signe de leur capacité – ou non – à gouverner.
S'appuyant sur les productions médiatiques, sur des entretiens avec de nombreux journalistes et sur ses observations des campagnes électorales, l'auteure fait apparaître la dimension genrée des hiérarchies de pouvoir et explore la définition contemporaine de la " bonne masculinité " en politique.

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