Les arbres en parlent encore

À propos

Chronique romancée d'un village de brousse camerounais pendant la colonisation, de la guerre de 14 à nos jour, racontée par Assanga Djuli, chef de tribu fier et haut comme un baobab, et sa fille, l'imprévisible Edène Assangra, née en l'an VI avant la première guerre, donc aujourd'hui presque centenaire. Dans un dialecte savoureux, elle nous parle d'un temps ancien et nous offre de piquantes descriptions des habitants d'alors, Blancs et Noirs mêlés : sa mère en apparence soumise et effacée, la « sorcière » Fondamento de Plaisir, débordante de luxe, de paresse et d'hypocrisie, Awono le guérisseur, le père Wolfgang tantôt d'une élégance rare, tantôt sale comme un clochard, un homme léopard, un vieux docteur et un café qui prend rapidement des allures de bordel. Au-milieu de toute cette population bigarrée, Michel Ange de Montparnasse, un soldat français, tente de se fondre dans la communauté. Mais un Blanc peut-il réellement percer les mystères de l'Afrique et s'adapter à cette vie si différente ? En déroulant les vies incroyables des uns et des autres, c'est toute l'histoire de l'Afrique qu'Alixthe Beyala évoque, avec ses légendes et ses réalités si solides qu'elles résistent à toutes les occupations étrangères, qu elles soient allemandes d'abord, puis françaises en suite. Avec un talent, une vérité et une vivacité encore plus saisissante, Alixthe Beyala évoque la douloureuse confrontation entre les Noirs et les Blancs, leur éternelle et inévitable incompréhension.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782226232038

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    416 Pages

  • Distributeur

    ePagine

  • Diffuseur

    Adilibre

  • Entrepôt

    ePagine

  • Support principal

    ebook (ePub)

Calixthe Beyala

Calixthe Beyala est née en 1961 au Cameroun.
À dix-sept ans, elle arrive en France et suit des études de lettres et de gestion. En 1987, elle publie son premier roman, C'est le soleil qui m'a brûlée. Elle a depuis obtenu le Grand Prix littéraire de l'Afrique noire pour Maman a un amant, le Grand Prix du roman de l'Académie française pour Les Honneurs perdus et le Grand Prix de l'Unicef pour La Petite Fille du réverbère. Outre sa carrière d'écrivain, elle milite auprès de nombreuses associations pour la reconnaissance des minorités, le développement de la francophonie et la lutte contre le sida. Elle est chevalier des Arts et des Lettres.

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