L' impense ; inactualité de parménide

À propos

"On trouvera ici une réflexion sur le paraître, que la philosophie a coutume, depuis Platon et jusqu'à Heidegger et acolytes, d'opposer à l'être, ou à ce qui existe (le réel). On s'étonnera que cet essai se recommande néanmoins, pour affirmer au contraire leur identité, du philosophe chez lequel la tradition a cru trouver pour la première fois une telle distinction : Parménide.
Mais il ne faut pas oublier que Platon appelait déjà son entreprise philosophique propre, dans le dialogue qu'il consacrait à Parménide, un « parricide » de ce dernier. Et parricide il y a bien, car il s'agit chez Platon, pour des questions essentiellement morales, d'accorder l'existence, outre à l'être, à l'autre, c'est-à-dire à ce qui n'existe pas. Paradoxalement, les interprètes actuels de Parménide, voulant retrouver celui-ci avant qu'il ne fût supprimé par le platonisme, n'ont pas su se contenter du lapidaire et inactuel « ce qui est est », et y ont prétendu voir une distinction entre l'existence et l'être, ou encore entre l'apparaître et la vérité.
Un parricide n'a donc vraisemblablement pas suffi à faire taire la sentence parménidienne qui invite à faire bon accueil à l'existence ; on en refait régulièrement le rituel. Cet essai propose d'aller à rebours."



Rayons : Sciences humaines & sociales > Philosophie > Philosophie contemporaine

  • EAN

    9782350881720

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    128 Pages

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  • Distributeur

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    Eden Livres

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Santiago Espinosa

Santiago Espinosa, né en 1978 à Mexico,est docteur et professeur en philosophie.Son mémoire de master (publié chezL'Harmattan en 2007) porte sur laphilosophie de la musique chezSchopenhauer : L'ouïe de Schopenhauer.Musique et réalité). Inspiré par laphilosophie de Clément Rosset, il écritune thèse sur la musique où il défend,dans un premier temps, l'idée que lamusique n'exprime qu'elle-même, c'està-dire des rapports musicaux suscitant des émotions proprement musicales. Il tire de
cette analyse la conclusion que la musiqueet « le réel » - ou ce qui existe - ont ceci en commun qu'ils ne sont que ce qu'ils sont, qu'ils n'ont aucune espèce de signification (ils sont « tautologiques »), et que l'affirmation inconditionnelle de leur insignifiance essentielle est, paradoxalement, source de joie de vivre (au sens nietzschéen, « tragique »). Cette
première partie a été publiée chez Encre Marine en 2013 - L'inexpressif musical- et a été vivement saluée par la presse.

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