À propos

Pour remettre les idées en place, ou à leur place, et les suivre pas à pas dans l'actualité, une collection qui met « les pieds dans le plat de l'opportunisme contemporain, lequel plat n'est, comme chacun sait, qu'une vulgaire assiette au beurre » (René Crevel). Que faire... de l'art et de la poésie quand un parti « communiste », auréolé par Octobre, vous somme de les sacrifier sur son autel au nom des intérêts supérieurs de la Révolution ? Benjamin Fondane s'interroge et questionne, en marge du Congrès des écrivains tenu à Paris en 1935. Tentative désespérée, car le stalinisme et le nazisme paralysent les esprits. La Révolution que Fondane affronte est en réalité une contre-révolution, ennemie mortelle de toute liberté de penser. Après avoir stigmatisé « Moscou la gâteuse », Louis Aragon, officie désormais en grand inquisiteur de la foi nouvelle. Dans sa préface, Louis Janover éclaire cet arrière-plan. Il montre aussi pourquoi, à l'heure du « tout capital », l'écrivain se retrouve, comme hier Fondane, confronté au problème de la révolution.



Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Essai littéraire

  • EAN

    9782402107464

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    128 Pages

  • Poids

    348 Ko

  • Distributeur

    ePagine

  • Diffuseur

    FeniXX 2

  • Entrepôt

    Eden Livres

  • Support principal

    ebook (ePub)

Benjamin Fondane

Benjamin Fondane est né à Jassy (Roumanie)
et mort en octobre 1944 à Auschwitz. Il fait
partie - avec Ghérasim Luca, avec Eugène
Ionesco - des auteurs roumains qui ont produit
l'essentiel de leur oeuvre en langue française.
Baudelaire et l'expérience du gouffre fait
partie de textes écrits pendant la guerre.
Fondane s'appuie sur l'autorité de Valéry (très
grande à l'époque) pour peindre un portrait
de Baudelaire, « le premier à réaliser ce dont,
jusqu'à lui, la tradition française n'avait pas
pris conscience, à savoir qu'en proclamant la
charte de ses privilèges et de ses limites, ce
n'est pas un statut purement poétique qu'elle
entendait défendre, mais quelque chose de
plus obscur, sans rapport avec l'essence même
de la poésie, que son but était de garantir
autre chose que le poème contre les risques
et les périls de ce que, pour le moment, nous
allons appeler "la vie". »

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