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Asphalte et Blanches baskets


Habitation à Loyer Modéré : rêve des années 70 ; comme la paix dans le monde, le sexe libre et le pouvoir des fleurs. N’intéresse plus personne ; est relégué à la marge.

C’est la vie de Carmen : entre lino et panneaux de fibres vernies.

Quand elle quitte son appartement, elle retrouve les mêmes odeurs, la même absence de signifiant, dans les locaux du groupe transnational qu’elle est chargée de dépoussiérer.

Ce n’est pas l’idéal – pas la moitié d’un rêve – mais c’est ce qu’elle a trouvé de moins contraignant dans la vie.

On ne lui demande pas son avis, on ne la sollicite pas.

Elle peut se contenter, d’où elle est, de regarder le monde s’effondrer.

Et tant pis si ses muscles se délitent, si la javel raidit ses vêtements, si ses mains sont aussi rugueuses que celles d’un travailleur détaché.

Ça les rend fous, les gens qui la connaissent ! Rim surtout, la seule amie qui soit restée et qui témoigne de son âge d’or – de sa gloire d’étudiante passée. Elle voudrait la voir sortir, s’ouvrir, chercher un emploi à sa mesure... 30 ans, c’est le moment ou jamais pour commencer une carrière ! Pourquoi se gâcher ? Pour quelle raison sensée refuser une place offerte dans ce monde ?

Elle aimerait aussi que Carmen quitte cet homme qui la maltraite depuis des années déjà...

Mais l’espoir a déjà tellement déçu... Est-il possible de croire à nouveau ?

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"« Les gens savent ce qu’ils sont. Ils savent ce qu’ils valent. C’est peut-être ce qui les rend si méchants. »

La vie de Carmen est au bord de l’implosion : après avoir arrêté ses études, elle souffre au quotidien dans une entreprise en pleine asphyxie et rend visite à une mère dépressive suite au départ de son mari. Lorsqu’elle rentre chez elle, elle subit l’alcoolisme et les coups de son compagnon. Entraînée dans une spirale infernale, elle perpétue la douleur en se mutilant.

Lors d’un spectacle où sa meilleure amie la tire de force, elle est fortement attirée par un acrobate qui représente la liberté qui l’attire tant. Peut-elle se soustraire à cette vie de misère et de désillusions?

Jennifer Simoes signe une œuvre prenante et parlante qui pique la curiosité et qui explique la souffrance. Au travers d’une quête de sens, l’autrice rédige une ode à l’espoir, à la tolérance et à la justice au travers d’une écriture sans faux-semblants et accompagnée de thèmes forts. A travers les yeux d’un narrateur omniscient, elle maîtrise l’art du suspens et des rebondissements et nous fait quelque peu souffrir avec des omissions savamment orchestrées." - Bood Addict, chroniqueuse.

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Jennifer Simoes : "Les premiers récits de ma vie, ce sont des histoires de fantômes et d’esprits racontés à la nuit tombée. Sitôt les moustiques dansant autour de l’ampoule nue, les morts s’invitaient à table, imposant alors de partager le dessert avec le tragique. Ils m’ont pris par la main, ont guidé mes premières années sur un chemin tapissé de feuilles mortes. J’ai l’âme romantique des enfances outragées. Il y a eu les premiers voyages aussi. Mes jambes recroquevillées sur le siège arrière d’une Golf rouge vif qui tranchait la nuit espagnole vers l’ouest. L’obscurité dense, presque jamais dérangée... Et ces villes qui m’étaient à la fois secrètes et familières... Vitoria... Palencia... Salamanca... Et l’arrivée au petit matin dans ce village baigné de brume.

J’écris les fuites, les trop-pleins et les non-dits. Et je macule la réalité de gris, couleur du béton. Couleur des visages éreintés derrière lesquels crie l’esprit rageur. Rebelle. Indomptable."

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L'Arlésienne est une maison d'édition exclusivement numérique. Nous vous proposons des nouvelles noires de qualité, dans l'esprit des sélections de Pierre Bellemare, d'Hitchcock ou des contes de la crypte. Nos titres sont accessibles à l'achat ou en streaming.

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Fiche détaillée de “Asphalte et Blanches baskets”

Fiche technique

Résumé

Habitation à Loyer Modéré : rêve des années 70 ; comme la paix dans le monde, le sexe libre et le pouvoir des fleurs. N’intéresse plus personne ; est relégué à la marge.

C’est la vie de Carmen : entre lino et panneaux de fibres vernies.

Quand elle quitte son appartement, elle retrouve les mêmes odeurs, la même absence de signifiant, dans les locaux du groupe transnational qu’elle est chargée de dépoussiérer.

Ce n’est pas l’idéal – pas la moitié d’un rêve – mais c’est ce qu’elle a trouvé de moins contraignant dans la vie.

On ne lui demande pas son avis, on ne la sollicite pas.

Elle peut se contenter, d’où elle est, de regarder le monde s’effondrer.

Et tant pis si ses muscles se délitent, si la javel raidit ses vêtements, si ses mains sont aussi rugueuses que celles d’un travailleur détaché.

Ça les rend fous, les gens qui la connaissent ! Rim surtout, la seule amie qui soit restée et qui témoigne de son âge d’or – de sa gloire d’étudiante passée. Elle voudrait la voir sortir, s’ouvrir, chercher un emploi à sa mesure... 30 ans, c’est le moment ou jamais pour commencer une carrière ! Pourquoi se gâcher ? Pour quelle raison sensée refuser une place offerte dans ce monde ?

Elle aimerait aussi que Carmen quitte cet homme qui la maltraite depuis des années déjà...

Mais l’espoir a déjà tellement déçu... Est-il possible de croire à nouveau ?

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"« Les gens savent ce qu’ils sont. Ils savent ce qu’ils valent. C’est peut-être ce qui les rend si méchants. »

La vie de Carmen est au bord de l’implosion : après avoir arrêté ses études, elle souffre au quotidien dans une entreprise en pleine asphyxie et rend visite à une mère dépressive suite au départ de son mari. Lorsqu’elle rentre chez elle, elle subit l’alcoolisme et les coups de son compagnon. Entraînée dans une spirale infernale, elle perpétue la douleur en se mutilant.

Lors d’un spectacle où sa meilleure amie la tire de force, elle est fortement attirée par un acrobate qui représente la liberté qui l’attire tant. Peut-elle se soustraire à cette vie de misère et de désillusions?

Jennifer Simoes signe une œuvre prenante et parlante qui pique la curiosité et qui explique la souffrance. Au travers d’une quête de sens, l’autrice rédige une ode à l’espoir, à la tolérance et à la justice au travers d’une écriture sans faux-semblants et accompagnée de thèmes forts. A travers les yeux d’un narrateur omniscient, elle maîtrise l’art du suspens et des rebondissements et nous fait quelque peu souffrir avec des omissions savamment orchestrées." - Bood Addict, chroniqueuse.

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Jennifer Simoes : "Les premiers récits de ma vie, ce sont des histoires de fantômes et d’esprits racontés à la nuit tombée. Sitôt les moustiques dansant autour de l’ampoule nue, les morts s’invitaient à table, imposant alors de partager le dessert avec le tragique. Ils m’ont pris par la main, ont guidé mes premières années sur un chemin tapissé de feuilles mortes. J’ai l’âme romantique des enfances outragées. Il y a eu les premiers voyages aussi. Mes jambes recroquevillées sur le siège arrière d’une Golf rouge vif qui tranchait la nuit espagnole vers l’ouest. L’obscurité dense, presque jamais dérangée... Et ces villes qui m’étaient à la fois secrètes et familières... Vitoria... Palencia... Salamanca... Et l’arrivée au petit matin dans ce village baigné de brume.

J’écris les fuites, les trop-pleins et les non-dits. Et je macule la réalité de gris, couleur du béton. Couleur des visages éreintés derrière lesquels crie l’esprit rageur. Rebelle. Indomptable."

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L'Arlésienne est une maison d'édition exclusivement numérique. Nous vous proposons des nouvelles noires de qualité, dans l'esprit des sélections de Pierre Bellemare, d'Hitchcock ou des contes de la crypte. Nos titres sont accessibles à l'achat ou en streaming.

Biographie de Jennifer Simoes

« J'écris parce la vie ne me suffit pas. J'étouffe dans un bureau, prends des sueurs froides contre la machine à café, ne sait pas me servir d'Excel. Et non merci je ne veux pas apprendre ! Je ne sais pas chanter, ni danser. Je ne joue d'aucun instrument car je n'en saisis pas le langage et pourtant je les aime ! Je parle plusieurs langues mais je suis incapable de traduire un texte sans me l'approprier, l'interpréter et créer tout un monde autour des quelques mots qu'on me demande de dénaturaliser. J'adore le droit mais n'aurais jamais pu être avocat ; j'aime quand le mensonge est spontané.
S'en servir pour gagner de l'argent, je trouve ça vulgaire ! Bref, c'est donc en toute logique et parce que je n'étais adaptée à rien - ou devrais-je dire à tout - qu'après des études de langues et de journalisme je me tourne vers la littérature. Parce que la vie ne suffit pas, comme l'a dit Pessoa, et qu'il me faut d'autres mondes, d'autres lieux, un univers infini, pour dessiner des vies parallèles ! »

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