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Au théâtre certains soirs


Le texte est tout, c’est entendu. Il n’est presque rien, soudain, quand je ferme les yeux pour tenter d’apercevoir la lumière et les gestes, l’odeur d’un spectacle, ses voix. Les articles des uns, des autres, écrits très vite, parfois en sortant du théâtre, ou dès le lendemain (c’est le cas des miens), ont la seule vertu des humeurs. Comme les rires ou les larmes, ils peuvent paraître trop brusques mais on peut difficilement les croire menteurs : il faut plus de temps, pour dissimuler. Tous réunis, et mis bout à bout, et opposés les uns aux autres, ils dessinent le paysage. Manquera toujours l’essentiel : la représentation. Il y a des musées pour la peinture, et des cinémathèques pour les films. Bientôt des cassettothèques pour n’importe quoi. Toujours le théâtre échappera à tous les modes de résurrection, ou même de simple conservation. Tour à tour le disque, le film, la TV ont tenté de nous donner le théâtre comme si nous y avions été ; et de Sarah Bernhardt à Gérard Philipe nous n’avons reçu que l’ombre d’un geste, le creux d’une voix. On peut toujours visiter pieusement les cimetières, mais le théâtre, c’était hier soir, j’y étais, vous aussi, parlons en. Ou alors : rien. Et entre le vous n’y étiez pas et ce rien, voici la chronique. Un peu mieux que rien. F.-R. B.

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Résumé

Le texte est tout, c’est entendu. Il n’est presque rien, soudain, quand je ferme les yeux pour tenter d’apercevoir la lumière et les gestes, l’odeur d’un spectacle, ses voix. Les articles des uns, des autres, écrits très vite, parfois en sortant du théâtre, ou dès le lendemain (c’est le cas des miens), ont la seule vertu des humeurs. Comme les rires ou les larmes, ils peuvent paraître trop brusques mais on peut difficilement les croire menteurs : il faut plus de temps, pour dissimuler. Tous réunis, et mis bout à bout, et opposés les uns aux autres, ils dessinent le paysage. Manquera toujours l’essentiel : la représentation. Il y a des musées pour la peinture, et des cinémathèques pour les films. Bientôt des cassettothèques pour n’importe quoi. Toujours le théâtre échappera à tous les modes de résurrection, ou même de simple conservation. Tour à tour le disque, le film, la TV ont tenté de nous donner le théâtre comme si nous y avions été ; et de Sarah Bernhardt à Gérard Philipe nous n’avons reçu que l’ombre d’un geste, le creux d’une voix. On peut toujours visiter pieusement les cimetières, mais le théâtre, c’était hier soir, j’y étais, vous aussi, parlons en. Ou alors : rien. Et entre le vous n’y étiez pas et ce rien, voici la chronique. Un peu mieux que rien. F.-R. B.

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