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Cervantès


Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Elie Faure. Biographie de Miguel de Cervantes. "Unamuno l'a dit: la pensée espagnole ne s'intéresse qu'à l'homme, à l'homme en chair et en os. Et nous avons tous pu voir de près, évaluer, peser la chair de Sancho et les os de Don Quichotte. Cervantes ne connaît que l'homme dans sa réalité concrète, absolument indépendante des entités morales qu'on le dit représenter. Il se moque de la vertu, et du vice. L'homme. Lui seul. Et quel qu'il soit. Et comme il est. Sancho autant que Don Quichotte, et le galérien qui dépouille et Don Quichotte et Sancho. Comme chez ses frères les peintres, si violemment épris de ce qui est, et rien que de ce qui est, et de rien de ce qu'on dit être, les passages et demi-teintes ne sont pas chez lui dans le caractère formel où l'accent est farouche à souhait, mais dans les nuances de coloration, c'est-à-dire de pensée qui nous transmettent ce réel. A quoi bon toucher à ce qui est ? Il lui suffit de reproduire aussi les songes qui traversent ce qui est et les ombres qui l'entourent. On songe, encore un coup, à Zurbaran, surtout à Velazquez et à Goya où, si le prétexte du drame est incorporé à la forme, le drame réel flotte et nage autour de la forme." — Elie Faure

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Fiche détaillée de “Cervantès”

Fiche technique

  • Auteur : Elie Faure
  • Éditeur : République des Lettres
  • Date de parution : 05/06/18
  • EAN : 9782824904221
  • Format : Multi-format
  • Nombre de pages: 96
  • Protection : NC

Résumé

Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Elie Faure. Biographie de Miguel de Cervantes. "Unamuno l'a dit: la pensée espagnole ne s'intéresse qu'à l'homme, à l'homme en chair et en os. Et nous avons tous pu voir de près, évaluer, peser la chair de Sancho et les os de Don Quichotte. Cervantes ne connaît que l'homme dans sa réalité concrète, absolument indépendante des entités morales qu'on le dit représenter. Il se moque de la vertu, et du vice. L'homme. Lui seul. Et quel qu'il soit. Et comme il est. Sancho autant que Don Quichotte, et le galérien qui dépouille et Don Quichotte et Sancho. Comme chez ses frères les peintres, si violemment épris de ce qui est, et rien que de ce qui est, et de rien de ce qu'on dit être, les passages et demi-teintes ne sont pas chez lui dans le caractère formel où l'accent est farouche à souhait, mais dans les nuances de coloration, c'est-à-dire de pensée qui nous transmettent ce réel. A quoi bon toucher à ce qui est ? Il lui suffit de reproduire aussi les songes qui traversent ce qui est et les ombres qui l'entourent. On songe, encore un coup, à Zurbaran, surtout à Velazquez et à Goya où, si le prétexte du drame est incorporé à la forme, le drame réel flotte et nage autour de la forme." — Elie Faure

Biographie d’Elie Faure

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