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Études françaises. Vol. 49 No. 2, 2013


Dans un « Croquis de mémoire » publié à l’occasion du centenaire de Sartre, Jean Cau dresse de celui dont il fut le secrétaire un portrait en pugiliste verbal hors pair, « capable au mieux de sa forme championne [de] se faire n’importe qui » : Les boxeurs, gauche en alerte, ont [comme Sartre un] mouvement du bras droit prêt à se déplier et le poing jaillira. Est-ce un tic qui date de ce temps où il a pratiqué la boxe quand il était professeur, au Havre ? Ou est-ce parce que toute discussion, tout dialogue, est pour lui un match et qu’il attend les idées et les raisons de l’autre comme le boxeur attend l’adversaire ? L’idée, quand il réfléchit et qu’il est seul ou, en face d’un interlocuteur, lorsque celui-ci la formule, il la laisse venir, guette ses mouvements, ses défauts, ses failles, puis soudain frappe. Des deux mains, […] je veux dire de toute son intelligence qui foudroie et de toute sa dialectique qui impitoyablement secoue. Quand il veut faire mal, toute la gamme des coups y passe et c’est la correction féroce […]. C’est un boxeur intellectuel prodigieux[2][.]
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Résumé

Dans un « Croquis de mémoire » publié à l’occasion du centenaire de Sartre, Jean Cau dresse de celui dont il fut le secrétaire un portrait en pugiliste verbal hors pair, « capable au mieux de sa forme championne [de] se faire n’importe qui » : Les boxeurs, gauche en alerte, ont [comme Sartre un] mouvement du bras droit prêt à se déplier et le poing jaillira. Est-ce un tic qui date de ce temps où il a pratiqué la boxe quand il était professeur, au Havre ? Ou est-ce parce que toute discussion, tout dialogue, est pour lui un match et qu’il attend les idées et les raisons de l’autre comme le boxeur attend l’adversaire ? L’idée, quand il réfléchit et qu’il est seul ou, en face d’un interlocuteur, lorsque celui-ci la formule, il la laisse venir, guette ses mouvements, ses défauts, ses failles, puis soudain frappe. Des deux mains, […] je veux dire de toute son intelligence qui foudroie et de toute sa dialectique qui impitoyablement secoue. Quand il veut faire mal, toute la gamme des coups y passe et c’est la correction féroce […]. C’est un boxeur intellectuel prodigieux[2][.]

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