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Études littéraires, volume 40, numéro 2, été 2009


Inspiration spontanée ou écriture travaillée ? Génie ou tâcheron ? Ces images contrastées de l’écrivain et de l’acte d’écriture suffisent à montrer combien l’activité littéraire se pense avec ou contre le travail, combien l’interrogation sur le métier d’écrivain est aussi, tout simplement, une interrogation sur le métier. L’imaginaire du labeur et celui de l’activité de l’écrivain sont si fortement intriqués qu’il est difficile de savoir lequel engendre l’autre d’un point de vue chronologique ou logique. D’une part, l’écrivain conçoit son activité en relation avec une représentation imaginaire du travail, d’autre part, lorsqu’il représente le labeur, il s’exprime depuis le lieu – imaginaire, lui aussi – qui correspond à la conception qu’il se fait de son rôle dans la cité. Ces deux représentations fluctuent donc ensemble, dans un mouvement dynamisé par diverses ambitions : élaborer un art poétique, maîtriser la représentation publique de soi, légitimer l’activité d’écrivain, se positionner dans le champ de production culturelle. Le labeur a longtemps été l’objet de représentations au sein de la production littéraire occidentale et le lieu d’élaboration de singularités scripturales et éthiques. Les collaborateurs de ce dossier ont eu l’audace de tenir un double pari : donner à lire et à comprendre ces singularités, tout en les rapportant à des enjeux pérennes. Dans les pages de ce numéro d’Études littéraires, on se figurera, par exemple, Chrétien de Troyes en semeur, Pablo Neruda en ouvrier ou encore Huysmans en orfèvre. On s’interrogera avec Céline sur le « travail » de promotion médiatique auquel doit se livrer l’auteur. On s’étonnera aussi du rôle central qu’a pu avoir la conception du labeur dans les dissensions au sein du groupe surréaliste.
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Résumé

Inspiration spontanée ou écriture travaillée ? Génie ou tâcheron ? Ces images contrastées de l’écrivain et de l’acte d’écriture suffisent à montrer combien l’activité littéraire se pense avec ou contre le travail, combien l’interrogation sur le métier d’écrivain est aussi, tout simplement, une interrogation sur le métier. L’imaginaire du labeur et celui de l’activité de l’écrivain sont si fortement intriqués qu’il est difficile de savoir lequel engendre l’autre d’un point de vue chronologique ou logique. D’une part, l’écrivain conçoit son activité en relation avec une représentation imaginaire du travail, d’autre part, lorsqu’il représente le labeur, il s’exprime depuis le lieu – imaginaire, lui aussi – qui correspond à la conception qu’il se fait de son rôle dans la cité. Ces deux représentations fluctuent donc ensemble, dans un mouvement dynamisé par diverses ambitions : élaborer un art poétique, maîtriser la représentation publique de soi, légitimer l’activité d’écrivain, se positionner dans le champ de production culturelle. Le labeur a longtemps été l’objet de représentations au sein de la production littéraire occidentale et le lieu d’élaboration de singularités scripturales et éthiques. Les collaborateurs de ce dossier ont eu l’audace de tenir un double pari : donner à lire et à comprendre ces singularités, tout en les rapportant à des enjeux pérennes. Dans les pages de ce numéro d’Études littéraires, on se figurera, par exemple, Chrétien de Troyes en semeur, Pablo Neruda en ouvrier ou encore Huysmans en orfèvre. On s’interrogera avec Céline sur le « travail » de promotion médiatique auquel doit se livrer l’auteur. On s’étonnera aussi du rôle central qu’a pu avoir la conception du labeur dans les dissensions au sein du groupe surréaliste.

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