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Formalisme, jeu des formes


Dans la mouvance des théories de l'art pour l'art, modernité et modernisme récusent la fonction de communication du langage, de représentation de la peinture, et affirment la spécificité des modes d'expression artistiques, l'autonomie de domaines d'activités. Cette théorie d'un art autotélique par quoi se définit le formalisme coïncide avec les plus éclatants triomphes de l'art de la modernité. La période où les artistes illustrèrent l'idée de l'art pur et mirent en honneur les formalités et les procédures propres à la formalisation a été en effet un moment des plus brillants dans le jeu des formes il n'a été celui ni du déploiement de l'Idée artistique, ni de la révélation de l'essence et de la norme universelle de l'art en tant qu'art. Les auteurs cherchent à tirer au clair les implications de l'utilisation et de la mise hors service d'un concept qui fait partie de l'univers des problèmes, des références et des repères intellectuels par rapport auxquels les artistes et les critiques d'art définissent leurs choix. Ils découvrent les paradoxes constitutifs de la notion, à travers les œuvres de Mallarmé, Duchamp, Dubuffet, des post-avant-gardes contemporaines. Ils analysent les origines kantiennes de la théorie formaliste, ses dérives néo-kantiennes, enfin les arguments antiformalistes de la critique d'art actuelle. Travail sur le formalisme donc, sur les bons usages de la notion, sur son insuffisance manifeste comme principe critique. Travail aussi sur le jeu des formes. Qu'y a-t-il en jeu dans ces jeux sans fin qui mènent de l'une à l'autre ? En zone libre, dans l'espace spécifique où l'artiste cherche à faire voir sa compétence, le mouvement libre, probablement...

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Résumé

Dans la mouvance des théories de l'art pour l'art, modernité et modernisme récusent la fonction de communication du langage, de représentation de la peinture, et affirment la spécificité des modes d'expression artistiques, l'autonomie de domaines d'activités. Cette théorie d'un art autotélique par quoi se définit le formalisme coïncide avec les plus éclatants triomphes de l'art de la modernité. La période où les artistes illustrèrent l'idée de l'art pur et mirent en honneur les formalités et les procédures propres à la formalisation a été en effet un moment des plus brillants dans le jeu des formes il n'a été celui ni du déploiement de l'Idée artistique, ni de la révélation de l'essence et de la norme universelle de l'art en tant qu'art. Les auteurs cherchent à tirer au clair les implications de l'utilisation et de la mise hors service d'un concept qui fait partie de l'univers des problèmes, des références et des repères intellectuels par rapport auxquels les artistes et les critiques d'art définissent leurs choix. Ils découvrent les paradoxes constitutifs de la notion, à travers les œuvres de Mallarmé, Duchamp, Dubuffet, des post-avant-gardes contemporaines. Ils analysent les origines kantiennes de la théorie formaliste, ses dérives néo-kantiennes, enfin les arguments antiformalistes de la critique d'art actuelle. Travail sur le formalisme donc, sur les bons usages de la notion, sur son insuffisance manifeste comme principe critique. Travail aussi sur le jeu des formes. Qu'y a-t-il en jeu dans ces jeux sans fin qui mènent de l'une à l'autre ? En zone libre, dans l'espace spécifique où l'artiste cherche à faire voir sa compétence, le mouvement libre, probablement...

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