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Hériter, et après ?


Tout commence par un aphorisme de René Char extrait des Feuillets d’Hypnos : "Notre héritage n’est précédé d’aucun testament." Il ne constitue pas "une donnée" identifiable ou 'un donné' calculable, même s’il nous a bien été offert. Ce dont nous héritons n’est souvent ni nommable ni saisissable une fois pour toutes. Pourquoi cela ? Déjà parce que nous héritons de souvenirs autant que d’oublis. Souvent nous ne savons pas qui furent nos donateurs et comment se nomment nos trésors. Les contemporains n’ont pas conscience de la tradition dont ils pourraient, s’ils l’assumaient, se constituer en héritiers. L’aphorisme de René Char nous demande de repenser ensemble l’autrefois, le maintenant et l’après de toute transmission. Le passé refoulé finit toujours par faire retour à travers symptômes, crises ou séismes de notre présent. Comment donc se constitue une tradition lorsque son contenu, héritage du passé, nous vient de grands-parents trop mystérieux ou de trésors incompréhensibles qui se retrouvent, sans qu’on les ait choisis, entre nos mains, au fond de notre cœur ou juste sous nos pieds ? Après avoir reconnu et nommé notre héritage, voici donc qu’il nous échoit de le partager, de le transmettre. Mais de quelle façon penser un tel partage ?

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Résumé

Tout commence par un aphorisme de René Char extrait des Feuillets d’Hypnos : "Notre héritage n’est précédé d’aucun testament." Il ne constitue pas "une donnée" identifiable ou 'un donné' calculable, même s’il nous a bien été offert. Ce dont nous héritons n’est souvent ni nommable ni saisissable une fois pour toutes. Pourquoi cela ? Déjà parce que nous héritons de souvenirs autant que d’oublis. Souvent nous ne savons pas qui furent nos donateurs et comment se nomment nos trésors. Les contemporains n’ont pas conscience de la tradition dont ils pourraient, s’ils l’assumaient, se constituer en héritiers. L’aphorisme de René Char nous demande de repenser ensemble l’autrefois, le maintenant et l’après de toute transmission. Le passé refoulé finit toujours par faire retour à travers symptômes, crises ou séismes de notre présent. Comment donc se constitue une tradition lorsque son contenu, héritage du passé, nous vient de grands-parents trop mystérieux ou de trésors incompréhensibles qui se retrouvent, sans qu’on les ait choisis, entre nos mains, au fond de notre cœur ou juste sous nos pieds ? Après avoir reconnu et nommé notre héritage, voici donc qu’il nous échoit de le partager, de le transmettre. Mais de quelle façon penser un tel partage ?

Biographie de Michel Deguy

Agrégée de philosophie, directrice de recherches au CNRS, Mona Ozouf a consacré une bonne part de ses recherches à l’école publique en France et à la Révolution française. Elle s’est intéressée aussi à la littérature, notamment dans ses rapports avec l’histoire. D’elle, les Éditions Gallimard ont récemment publié Varennes (Les Journées qui ont fait la France, 2005, Folio histoire n° 193), Composition française (collection blanche, 2009, Folio n° 5137), La Cause des livres (collection blanche, 2011, Folio essais n° 573), Jules Ferry. La liberté et la tradition (L’Esprit de la cité, 2014). Mona Ozouf a reçu le prix de la BNF 2014 pour l’ensemble de son œuvre.

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