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Information et société en Occident à la fin du Moyen Âge


Les communications rassemblées dans ce volume, qui furent présentées au congrès international de Montréal-Ottawa en mai 2002, montrent que l'histoire de l'information au Moyen Âge est en pleine mutation. Il ne s'agit plus seulement d'étudier la diffusion des nouvelles pour mieux saisir les arcanes de la propagande ou de la rumeur, et la formation d'une éventuelle opinion publique, mais de comprendre comment les différentes pouvoirs, rois, princes, villes, communautés se sont approprié l'information jusqu'à en faire une manifestation de leur honneur. L'information prend alors son sens médiéval le plus strict pour être vécue comme une enquête, une instruction aux exigences techniques, bref comme une quête de la vérité. Son dévoilement est soumis à un certain nombre de codes, qui lui confèrent une légitimité, voire même une véritable sacralité. Aux rituels nécessaires participent, aussi bien que les émetteurs et les récepteurs, les intermédiaires que sont les messagers, les hérauts, les crieurs. Malgré sa fragilité, due aux conditions matérielles auxquelles elle reste toujours soumise – temps troublés, insuffisance des moyens mis en œuvre, difficulté de contrôler la « fausse nouvelle », qui engendre la méfiance –, l'information au Moyen Âge contribue néanmoins à poser les fondements du lien social et à transformer le simple individu en détenteur de « vraye science », selon l'idéal de prud'hommie généralisé depuis le xiiie siècle.

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Les communications rassemblées dans ce volume, qui furent présentées au congrès international de Montréal-Ottawa en mai 2002, montrent que l'histoire de l'information au Moyen Âge est en pleine mutation. Il ne s'agit plus seulement d'étudier la diffusion des nouvelles pour mieux saisir les arcanes de la propagande ou de la rumeur, et la formation d'une éventuelle opinion publique, mais de comprendre comment les différentes pouvoirs, rois, princes, villes, communautés se sont approprié l'information jusqu'à en faire une manifestation de leur honneur. L'information prend alors son sens médiéval le plus strict pour être vécue comme une enquête, une instruction aux exigences techniques, bref comme une quête de la vérité. Son dévoilement est soumis à un certain nombre de codes, qui lui confèrent une légitimité, voire même une véritable sacralité. Aux rituels nécessaires participent, aussi bien que les émetteurs et les récepteurs, les intermédiaires que sont les messagers, les hérauts, les crieurs. Malgré sa fragilité, due aux conditions matérielles auxquelles elle reste toujours soumise – temps troublés, insuffisance des moyens mis en œuvre, difficulté de contrôler la « fausse nouvelle », qui engendre la méfiance –, l'information au Moyen Âge contribue néanmoins à poser les fondements du lien social et à transformer le simple individu en détenteur de « vraye science », selon l'idéal de prud'hommie généralisé depuis le xiiie siècle.

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