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J'entends quelqu'un venir


À quoi bon le cacher ? – J’ai bien connu Charles Blizan. Vous-même, vous l’avez sûrement croisé dans une rue de Paris, masqué par ses lunettes noires sous un feutre à large bord. Signe particulier : il cite souvent les dernières paroles des mourants. Véritable anthologie dont il me donnait déjà des aperçus à la terrasse de l’Écritoire, place de la Sorbonne, où nous buvions dix cafés par jour. Puis je l’ai perdu de vue. Blizan, je l’appris par la suite, était passé brutalement de Kant à l’agroalimentaire. Pourquoi ? Le saura-t-on jamais ? Mais le tournant de son existence est ailleurs. Il remonte à la rencontre d’Innoma. Aventure qui l’aurait éloigné de moi pour toujours s’il n’y avait eu entre nous de l’amitié et du hasard. Je suis certain d’une chose – Blizan s’attacha à cette femme parce qu’il voulait brûler ses doutes. Jusqu’au point de non-retour. Car personne ne dit la vérité : il arrive un jour où la passion et la liberté sont face à face. Le reste – cabines téléphoniques, aboiements, laveries automatiques, boîtes de conserve explosives – je l’ai inventé. Voici les dernières paroles de Blizan. Il y a de quoi rire. Il y a de quoi pleurer. J’oubliais : Blizan n’est pas assuré contre la vie. C’est dire qu’il n’a pas fini de marcher. À grandes enjambées, car le temps presse. Ph. D.

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Fiche détaillée de “J'entends quelqu'un venir”

Fiche technique

Résumé

À quoi bon le cacher ? – J’ai bien connu Charles Blizan. Vous-même, vous l’avez sûrement croisé dans une rue de Paris, masqué par ses lunettes noires sous un feutre à large bord. Signe particulier : il cite souvent les dernières paroles des mourants. Véritable anthologie dont il me donnait déjà des aperçus à la terrasse de l’Écritoire, place de la Sorbonne, où nous buvions dix cafés par jour. Puis je l’ai perdu de vue. Blizan, je l’appris par la suite, était passé brutalement de Kant à l’agroalimentaire. Pourquoi ? Le saura-t-on jamais ? Mais le tournant de son existence est ailleurs. Il remonte à la rencontre d’Innoma. Aventure qui l’aurait éloigné de moi pour toujours s’il n’y avait eu entre nous de l’amitié et du hasard. Je suis certain d’une chose – Blizan s’attacha à cette femme parce qu’il voulait brûler ses doutes. Jusqu’au point de non-retour. Car personne ne dit la vérité : il arrive un jour où la passion et la liberté sont face à face. Le reste – cabines téléphoniques, aboiements, laveries automatiques, boîtes de conserve explosives – je l’ai inventé. Voici les dernières paroles de Blizan. Il y a de quoi rire. Il y a de quoi pleurer. J’oubliais : Blizan n’est pas assuré contre la vie. C’est dire qu’il n’a pas fini de marcher. À grandes enjambées, car le temps presse. Ph. D.

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