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L'art de la fuite


N’y-a-t-il rien d’autre que la vie ?

Rien de plus que le morne quotidien et la lente succession des journées perdues ?

N’y-a-t-il rien d’autre que les trajets répétitifs du tramway; les journées mortelles de bureau...

N’y-a-t-il que des ersatz de beauté contenus dans les sourires exagérés de Tania ?

Et si la réponse se trouvait dans les lettres découvertes par Antonio dans le meuble de son salon ? Des feuilles de papier un peu rongées par le temps... Réminiscence des années trente, quand tout était encore possible et que d’autres chemins se traçaient dans l’obscurité.

A cette époque, la chanteuse de fado la plus connue de Lisbonne trouvait le salut de son âme et l’amour absolu au fond d’une imprimerie clandestine. Mêlant propagande anarchiste et rêves de grandeur.

Antonio trouvera-t-il le moyen de faire revivre cet espoir enfoui sous les décombres ? Ou se laissera-t-il asphyxier par les responsabilités toujours plus étriquées qui s’imposent à lui...

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"L'autrice alterne ici le récit de deux histoires : celle d’Antonio et celle de Maria. Antonio s’ennuie quotidiennement au bureau et ne s’y investit pas : sa hiérarchie l’envoie travailler en Europe de l’est comme sanction disciplinaire. Sa patronne, qu’il méprise alors que celle-ci semble attirée par lui, l’accompagne dans cet environnement dangereux et hostile.

Maria est une chanteuse de fado mariée au chef de la police pour lequel elle n’a pas de sentiments. Elle entame une liaison avec un imprimeur qui mène en secret des activités de résistance face au régime politique en place.

J’ai retrouvé avec plaisir Antonio et Tania, les personnages principaux de la nouvelle Théorème. Ainsi, le récit approfondit notre connaissance des personnages et relate la naissance de leur histoire. La suite du récit reprend la nouvelle Théorème. L’ayant déjà lue, je connaissais la fin mais le récit m’a permis de la redécouvrir et de mieux la comprendre. Avec L’art de la fuite, les zones d’ombre de Théorème prennent tout leur sens. L’histoire de Maria, passionnante et emplie de suspens, donne un véritable rythme au recueil.

Si les deux histoires se déroulent dans des lieux et des époques totalement différents, elles abordent les mêmes thèmes : le danger, un mariage étouffant que le personnage veut fuir, une liaison réelle ou fictive, le mal être dans la routine du quotidien, les rêves désillusionnés..." - Book Addict, Chroniqueuse

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Jennifer Simoes : "Les premiers récits de ma vie, ce sont des histoires de fantômes et d’esprits racontés à la nuit tombée. Sitôt les moustiques dansant autour de l’ampoule nue, les morts s’invitaient à table, imposant alors de partager le dessert avec le tragique. Ils m’ont pris par la main, ont guidé mes premières années sur un chemin tapissé de feuilles mortes. J’ai l’âme romantique des enfances outragées. Il y a eu les premiers voyages aussi. Mes jambes recroquevillées sur le siège arrière d’une Golf rouge vif qui tranchait la nuit espagnole vers l’ouest. L’obscurité dense, presque jamais dérangée... Et ces villes qui m’étaient à la fois secrètes et familières... Vitoria... Palencia... Salamanca... Et l’arrivée au petit matin dans ce village baigné de brume.

J’écris les fuites, les trop-pleins et les non-dits. Et je macule la réalité de gris, couleur du béton. Couleur des visages éreintés derrière lesquels crie l’esprit rageur. Rebelle. Indomptable."

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L'Arlésienne est une maison d'édition exclusivement numérique. Nous vous proposons des nouvelles noires de qualité, dans l'esprit des sélections de Pierre Bellemare, d'Hitchcock ou des contes de la crypte. Nos titres sont accessibles à l'achat ou en streaming.

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Fiche détaillée de “L'art de la fuite”

Fiche technique

Résumé

N’y-a-t-il rien d’autre que la vie ?

Rien de plus que le morne quotidien et la lente succession des journées perdues ?

N’y-a-t-il rien d’autre que les trajets répétitifs du tramway; les journées mortelles de bureau...

N’y-a-t-il que des ersatz de beauté contenus dans les sourires exagérés de Tania ?

Et si la réponse se trouvait dans les lettres découvertes par Antonio dans le meuble de son salon ? Des feuilles de papier un peu rongées par le temps... Réminiscence des années trente, quand tout était encore possible et que d’autres chemins se traçaient dans l’obscurité.

A cette époque, la chanteuse de fado la plus connue de Lisbonne trouvait le salut de son âme et l’amour absolu au fond d’une imprimerie clandestine. Mêlant propagande anarchiste et rêves de grandeur.

Antonio trouvera-t-il le moyen de faire revivre cet espoir enfoui sous les décombres ? Ou se laissera-t-il asphyxier par les responsabilités toujours plus étriquées qui s’imposent à lui...

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"L'autrice alterne ici le récit de deux histoires : celle d’Antonio et celle de Maria. Antonio s’ennuie quotidiennement au bureau et ne s’y investit pas : sa hiérarchie l’envoie travailler en Europe de l’est comme sanction disciplinaire. Sa patronne, qu’il méprise alors que celle-ci semble attirée par lui, l’accompagne dans cet environnement dangereux et hostile.

Maria est une chanteuse de fado mariée au chef de la police pour lequel elle n’a pas de sentiments. Elle entame une liaison avec un imprimeur qui mène en secret des activités de résistance face au régime politique en place.

J’ai retrouvé avec plaisir Antonio et Tania, les personnages principaux de la nouvelle Théorème. Ainsi, le récit approfondit notre connaissance des personnages et relate la naissance de leur histoire. La suite du récit reprend la nouvelle Théorème. L’ayant déjà lue, je connaissais la fin mais le récit m’a permis de la redécouvrir et de mieux la comprendre. Avec L’art de la fuite, les zones d’ombre de Théorème prennent tout leur sens. L’histoire de Maria, passionnante et emplie de suspens, donne un véritable rythme au recueil.

Si les deux histoires se déroulent dans des lieux et des époques totalement différents, elles abordent les mêmes thèmes : le danger, un mariage étouffant que le personnage veut fuir, une liaison réelle ou fictive, le mal être dans la routine du quotidien, les rêves désillusionnés..." - Book Addict, Chroniqueuse

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Jennifer Simoes : "Les premiers récits de ma vie, ce sont des histoires de fantômes et d’esprits racontés à la nuit tombée. Sitôt les moustiques dansant autour de l’ampoule nue, les morts s’invitaient à table, imposant alors de partager le dessert avec le tragique. Ils m’ont pris par la main, ont guidé mes premières années sur un chemin tapissé de feuilles mortes. J’ai l’âme romantique des enfances outragées. Il y a eu les premiers voyages aussi. Mes jambes recroquevillées sur le siège arrière d’une Golf rouge vif qui tranchait la nuit espagnole vers l’ouest. L’obscurité dense, presque jamais dérangée... Et ces villes qui m’étaient à la fois secrètes et familières... Vitoria... Palencia... Salamanca... Et l’arrivée au petit matin dans ce village baigné de brume.

J’écris les fuites, les trop-pleins et les non-dits. Et je macule la réalité de gris, couleur du béton. Couleur des visages éreintés derrière lesquels crie l’esprit rageur. Rebelle. Indomptable."

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L'Arlésienne est une maison d'édition exclusivement numérique. Nous vous proposons des nouvelles noires de qualité, dans l'esprit des sélections de Pierre Bellemare, d'Hitchcock ou des contes de la crypte. Nos titres sont accessibles à l'achat ou en streaming.

Biographie de Jennifer Simoes

« J'écris parce la vie ne me suffit pas. J'étouffe dans un bureau, prends des sueurs froides contre la machine à café, ne sait pas me servir d'Excel. Et non merci je ne veux pas apprendre ! Je ne sais pas chanter, ni danser. Je ne joue d'aucun instrument car je n'en saisis pas le langage et pourtant je les aime ! Je parle plusieurs langues mais je suis incapable de traduire un texte sans me l'approprier, l'interpréter et créer tout un monde autour des quelques mots qu'on me demande de dénaturaliser. J'adore le droit mais n'aurais jamais pu être avocat ; j'aime quand le mensonge est spontané.
S'en servir pour gagner de l'argent, je trouve ça vulgaire ! Bref, c'est donc en toute logique et parce que je n'étais adaptée à rien - ou devrais-je dire à tout - qu'après des études de langues et de journalisme je me tourne vers la littérature. Parce que la vie ne suffit pas, comme l'a dit Pessoa, et qu'il me faut d'autres mondes, d'autres lieux, un univers infini, pour dessiner des vies parallèles ! »

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