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L'artifice dans les lettres et les arts


Bien qu'ils soient d'usage courant, les termes artifice et artificiel ont un sens peu précis en général, et dans les lettres et les arts en particulier. C'est à ces notions qui semblent aller de soi mais qui prennent des significations multiples et des formes plurielles que l'axe transversal « littérature et arts » du CELLAM (Centre d'études des langues et littératures anciennes et modernes de l'université Rennes 2) a consacré son premier programme de recherche. Les études, qui couvrent une longue période (de la Grèce antique à nos jours) et concernent divers genres littéraires (récit, théâtre, poésie, essai, portrait, mémoires, roman, critique d'art), de nombreux arts (peinture, opéra, danse, musique, photographie, cinéma) et des domaines variés (rhétorique, esthétique, technologie, tactique militaire, pornographie), abordent l'artifice selon quatre questions. La première est celle des origines : pour expliquer l'artifice à sa naissance, on a imaginé des fables ; mais les fonctions qu'elles remplissent ont été mises en cause, en particulier quand elles traitent du corps à une époque récente. La deuxième concerne la relation dialectique que l'artifice entretient avec la nature : s'instaurant en contre-nature, ce dernier détermine une seconde nature, qui fonde l'Homme dans son environnement. L'usage de l'artifice dans les arts, quels qu'ils soient, pose la question de la spécificité des beaux-arts non seulement en bousculant les classements et les systèmes, mais encore en obligeant à prendre en considération la techné. De ce troisième volet découle le dernier : envisager l'artifice dans les arts et les lettres conduit à déplacer son attention vers ce qui relève en eux de la fabrication. Or il est patent que d'un art à l'autre, ou d'un art aux lettres, les artifices circulent et que leur usage constitue un sujet que la littérature traite depuis longtemps. C'est donc à une meilleure compréhension lexicologique, axiologique et généalogique de la notion d'artifice que ce volume souhaite apporter sa contribution.

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Bien qu'ils soient d'usage courant, les termes artifice et artificiel ont un sens peu précis en général, et dans les lettres et les arts en particulier. C'est à ces notions qui semblent aller de soi mais qui prennent des significations multiples et des formes plurielles que l'axe transversal « littérature et arts » du CELLAM (Centre d'études des langues et littératures anciennes et modernes de l'université Rennes 2) a consacré son premier programme de recherche. Les études, qui couvrent une longue période (de la Grèce antique à nos jours) et concernent divers genres littéraires (récit, théâtre, poésie, essai, portrait, mémoires, roman, critique d'art), de nombreux arts (peinture, opéra, danse, musique, photographie, cinéma) et des domaines variés (rhétorique, esthétique, technologie, tactique militaire, pornographie), abordent l'artifice selon quatre questions. La première est celle des origines : pour expliquer l'artifice à sa naissance, on a imaginé des fables ; mais les fonctions qu'elles remplissent ont été mises en cause, en particulier quand elles traitent du corps à une époque récente. La deuxième concerne la relation dialectique que l'artifice entretient avec la nature : s'instaurant en contre-nature, ce dernier détermine une seconde nature, qui fonde l'Homme dans son environnement. L'usage de l'artifice dans les arts, quels qu'ils soient, pose la question de la spécificité des beaux-arts non seulement en bousculant les classements et les systèmes, mais encore en obligeant à prendre en considération la techné. De ce troisième volet découle le dernier : envisager l'artifice dans les arts et les lettres conduit à déplacer son attention vers ce qui relève en eux de la fabrication. Or il est patent que d'un art à l'autre, ou d'un art aux lettres, les artifices circulent et que leur usage constitue un sujet que la littérature traite depuis longtemps. C'est donc à une meilleure compréhension lexicologique, axiologique et généalogique de la notion d'artifice que ce volume souhaite apporter sa contribution.

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