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La chair envisagée. La génération symbolique


Quand les mots n'ont pas de bouche où se dire, de regard où scintiller, d'oreille où résonner, ils se disent à côté, sans référence à un face à face qui implique l'Altérité.

Les mots tournent alors dans la tête, vide. Ils tournent - sans signifier et sans vouloir ni pouvoir se dire. Et ils envahissent le corps sous la forme muette du symptôme. Le symptôme est un trop-pleinde sens qui ne sait plus se dire ou être entendu. Au-delà, ces mots qui n'ont plus de visage tombent dans une substitution indéfinie ; ils s'équivalent en contraires, se scindent, emprisonnent le sujet naissant dans leur jeu comme en une rigoureuse machine. Ils le broient, le noient. L'ouïe et la vue sont déconnectées, désimpliquées, et l'image du corps, qui disparaît avant que d'être apparue, se morcelle, est réduite à la valse d'organes sans lien, qui ne font pas corps : aliénés - détachés.

D. V.

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Fiche détaillée de “La chair envisagée. La génération symbolique”

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Résumé

Quand les mots n'ont pas de bouche où se dire, de regard où scintiller, d'oreille où résonner, ils se disent à côté, sans référence à un face à face qui implique l'Altérité.

Les mots tournent alors dans la tête, vide. Ils tournent - sans signifier et sans vouloir ni pouvoir se dire. Et ils envahissent le corps sous la forme muette du symptôme. Le symptôme est un trop-pleinde sens qui ne sait plus se dire ou être entendu. Au-delà, ces mots qui n'ont plus de visage tombent dans une substitution indéfinie ; ils s'équivalent en contraires, se scindent, emprisonnent le sujet naissant dans leur jeu comme en une rigoureuse machine. Ils le broient, le noient. L'ouïe et la vue sont déconnectées, désimpliquées, et l'image du corps, qui disparaît avant que d'être apparue, se morcelle, est réduite à la valse d'organes sans lien, qui ne font pas corps : aliénés - détachés.

D. V.

Biographie de Denis Vasse

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