Votre compte

La cour des miracles. Carnets de campagne


Quand on croit à la politique, on a la manie du prie-dieu, de la messe, du sermon, des excommunications, de l’eau bénite, du catéchisme, du bûcher, du bouc émissaire, du bréviaire, des burettes, des oraisons, mais surtout : des génuflexions. Quand on n’y croit plus et qu’on est devenu un athée de la politique, on devient libre. Dès lors, on voit comment le cinéma politico-médiatique a pour fonction de nous laisser croire qu’un changement d’homme apportera un changement de politique, alors qu’il n’en est rien : il était évident que le nouveau président de la République serait un pion de l’État maastrichien. Le mécanisme est programmé pour ça. On pouvait, comme moi, ne pas se plier à ce simulacre de démocratie, ne pas prendre au sérieux cette palinodie. Regarder cette campagne en voltairien et la raconter au jour le jour n’en demeure pas moins un geste politique : car déchirer le voile des fictions contribue au démontage de la servitude volontaire.

Ce livre est classé dans les catégories :

11,99 €
?

Version papier

17,00 €

Ebook protégé

L’éditeur de ce livre a choisi de protéger ce fichier. Lisez ce livre en un clic avec une liseuse TEA ou le logiciel TEA Ebook.

Pour lire ce livre ou le charger sur un autre support (Sony…) un logiciel propriétaire est nécessaire. En savoir plus.

Vérifier la compatibilité de vos supports

Vous aimerez aussi

Fiche détaillée de “La cour des miracles. Carnets de campagne”

Fiche technique

  • Auteur : Michel Onfray
  • Éditeur : Éditions de l'Observatoire
  • Date de parution : 07/06/17
  • EAN : 9791032900147
  • Format : ePub
  • Nombre de pages: 377
  • Taille du fichier : 604 Ko
  • Protection : Contenu protégé

Résumé

Quand on croit à la politique, on a la manie du prie-dieu, de la messe, du sermon, des excommunications, de l’eau bénite, du catéchisme, du bûcher, du bouc émissaire, du bréviaire, des burettes, des oraisons, mais surtout : des génuflexions. Quand on n’y croit plus et qu’on est devenu un athée de la politique, on devient libre. Dès lors, on voit comment le cinéma politico-médiatique a pour fonction de nous laisser croire qu’un changement d’homme apportera un changement de politique, alors qu’il n’en est rien : il était évident que le nouveau président de la République serait un pion de l’État maastrichien. Le mécanisme est programmé pour ça. On pouvait, comme moi, ne pas se plier à ce simulacre de démocratie, ne pas prendre au sérieux cette palinodie. Regarder cette campagne en voltairien et la raconter au jour le jour n’en demeure pas moins un geste politique : car déchirer le voile des fictions contribue au démontage de la servitude volontaire.

Avis des internautes


Aucun commentaire n'a été posté sur ce livre.

Ajouter votre commentaire