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La notion de caractère chez Freud


La notion de caractère n’est pas un concept psychanalytique, mais elle est bien présente tout au long de l’œuvre freudienne et, en particulier, à des moments-clé de son élaboration. Il y a, dans le caractère, une dimension tragique. Ce n’est pas sans raison que l’humain tient à ses particularités caractérielles comme à la prunelle de ses yeux : elles sont une armure pour le moi tout en étant aussi son armature.
Avec le caractère, la pratique psychanalytique rencontre donc deux paradoxes. Le premier est qu’il ne saurait y avoir de psychanalyse sans une analyse du caractère entraînant sa modification, mais il est tout aussi indiscutable que celui-ci s’avère relativement non modifiable. Le second est que le caractère est une production hautement personnelle qui plonge ses racines dans le fonds impersonnel de la mémoire ancestrale : en lui, le plus singulier s’articule à l’appartenance à la communauté humaine.

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Fiche technique

Résumé

La notion de caractère n’est pas un concept psychanalytique, mais elle est bien présente tout au long de l’œuvre freudienne et, en particulier, à des moments-clé de son élaboration. Il y a, dans le caractère, une dimension tragique. Ce n’est pas sans raison que l’humain tient à ses particularités caractérielles comme à la prunelle de ses yeux : elles sont une armure pour le moi tout en étant aussi son armature.
Avec le caractère, la pratique psychanalytique rencontre donc deux paradoxes. Le premier est qu’il ne saurait y avoir de psychanalyse sans une analyse du caractère entraînant sa modification, mais il est tout aussi indiscutable que celui-ci s’avère relativement non modifiable. Le second est que le caractère est une production hautement personnelle qui plonge ses racines dans le fonds impersonnel de la mémoire ancestrale : en lui, le plus singulier s’articule à l’appartenance à la communauté humaine.

Biographie de François Villa

La psychanalyse doit-elle renoncer devant le vieillissement, inéluctable ? Non, car le vieillir psychique n’est pas analogue au vieillissement corporel. Non, car la force du psychisme se nourrit du temps et de l’expérience même du corps qui change; l’évolution psychique ne s’arrête pas devant les rides, elle les intègre, les transcende ; le Moi change, se remanie, se renforce ou se fait plus souple : confronté aux pertes successives qui frappent ses objets d’amour, il tente de les combler et gagne en intériorité ce qu’il perd en étendue.
François Villa nous guide dans un voyage sur des terres qui nous sont promises et nous fait percevoir la vie forcenée qui précède la définitive glaciation.

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