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La Prison républicaine


De la naissance de la République à 1914, l'idéologie pénitentiaire demeure constante: la prison doit être un lieu de peine, mais aussi d'amendement; elle est faite pour transformer les délinquants autant que pour les punir. Pour les républicains, une discipline ferme mais humaine et les bienfaits de l'instruction peuvent toujours ramener le délinquant au droit chemin, c'est-à-dire à un comportement conforme aux valeurs de la République. Dès lors, son idéal lui commande, plus qu'à toute autre forme de gouvernement, de se pencher sur les prisons, de les transformer, de les humaniser enfin.

Or la République ne le fait pas. C'est, dira-t-on, faute de moyens plus que de bonnes intentions. Mais, précisément, la question posée est bien celle-là: pourquoi la République s'est-elle refusée à prélever les ressources nécessaires pour changer la prison, en finir avec la misère, la promiscuité, la corruption de la vie carcérale, toujours dénoncées et toujours reconduites? Pourquoi accuser les tares d'un système pénitentiaire indigne des valeurs de la République _ et de son intérêt bien compris, puisqu'il nourrissait la récidive _ et cependant se garder d'y remédier?

A travers le prisme de ses prisons et de sa politique répressive, c'est un visage secret de la République qui se révèle.

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Fiche détaillée de “La Prison républicaine”

Fiche technique

  • Auteur : Robert Badinter
  • Éditeur : Fayard
  • Collection : Divers Histoire
  • Date de parution : 01/04/14
  • EAN : 9782213642390
  • Format : ePub
  • Nombre de pages: 432
  • Protection : Contenu protégé

Résumé

De la naissance de la République à 1914, l'idéologie pénitentiaire demeure constante: la prison doit être un lieu de peine, mais aussi d'amendement; elle est faite pour transformer les délinquants autant que pour les punir. Pour les républicains, une discipline ferme mais humaine et les bienfaits de l'instruction peuvent toujours ramener le délinquant au droit chemin, c'est-à-dire à un comportement conforme aux valeurs de la République. Dès lors, son idéal lui commande, plus qu'à toute autre forme de gouvernement, de se pencher sur les prisons, de les transformer, de les humaniser enfin.

Or la République ne le fait pas. C'est, dira-t-on, faute de moyens plus que de bonnes intentions. Mais, précisément, la question posée est bien celle-là: pourquoi la République s'est-elle refusée à prélever les ressources nécessaires pour changer la prison, en finir avec la misère, la promiscuité, la corruption de la vie carcérale, toujours dénoncées et toujours reconduites? Pourquoi accuser les tares d'un système pénitentiaire indigne des valeurs de la République _ et de son intérêt bien compris, puisqu'il nourrissait la récidive _ et cependant se garder d'y remédier?

A travers le prisme de ses prisons et de sa politique répressive, c'est un visage secret de la République qui se révèle.

Biographie de Robert Badinter

Avocat, universitaire, essayiste et homme politique français, Robert Badinter s'inscrit au barreau de Paris en 1951, il débute sa carrière d'avocat comme collaborateur d'Henry Torrès. Il soutient une thèse sur les conflits de droit aux États-Unis et réussit l'agrégation de droit en 1965. Le procès le plus célèbre où il intervient est certainement celui de Patrick Henry, meurtrier d'un garçon de sept ans en 1976. Grâce à sa plaidoirie contre la peine de mort en 1977, il sauve la tête de Patrick Henry, ce dernier étant condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. C'est le commencement de la fin pour la peine capitale.Ancien président du Conseil constitutionnel, il est principalement connu pour son combat contre la perpétuité réelle et la peine de mort dont il obtient l'abolition en France le 30 septembre 1981 en tant que Garde des Sceaux, pour la dépénalisation des relations homosexuelles entre majeurs de moins de 21 ans, et surtout comme auteur du nouveau Code pénal. Robert Badinter a publié chez Fayard L'Exécution, Condorcet, un intellectuel en politique (en collaboration avec Elisabeth Badinter), La Prison républicaine, L'Abolition (prix Femina Essai 2000) et Contre la peine de mort (recueil de textes et discours), ainsi qu'un projet de Constitution européenne et d'un ouvrage sur le Code civil intitulé Le plus grand bien... Le procès qu'il a remporté contre Robert Faurisson en 2007 a donné lieu à une publication : La Justice et l'histoire face au négationnisme, au coeur d'un procès, qu'il a préfacéeCopyright : Hélène Bamberger

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