Votre compte

La tropicalisation du monde


Les pays de l’hémisphère Nord se transformeraient-ils en colonies du capital ? Il y a soixante ans, Claude Lévi-Strauss dressait dans Tristes Tropiques le constat amer d’un monde avili par l’anthropisation accélérée. Encore l’ethnologue réservait-il ces remarques aux Tropiques, autrement dit au tiers-monde, alors en pleine décolonisation. Les métropoles semblaient épargnées par cette déréliction. La violence du marché se trouvait contenue par des formes institutionnelles robustes. Au Sud donc, il convenait d’étendre les bénéfices du « développement », la modernisation à marche forcée : une fois à destination, le Sud ressemblerait au Nord. Et si le dénouement de cette séquence de soixante ans était tout autre ? C'est l'analyse implacable que propose Xavier Ricard. Au Nord, les équilibres institutionnels sont perturbés. L’Occident devient une colonie soumise aux appétits du capital. Partout on observe les mêmes logiques d’asservissement. L'auteur s’emploie à tirer les conséquences de cette situation nouvelle. Si le Sud est désormais au Nord et vice-versa, alors les analyses qui autrefois étaient réservées aux « économies en développement » s’appliquent désormais aux économies plus avancées. Le capitalisme a fait du monde un terrain de jeu où il est partout à son aise, tandis que les sociétés se sentent partout étrangères, comme ces autochtones dont on a envahi le logis et qui se découvrent « indigènes » : nous voici tous colonisés. Comment sortir de cette situation ? Comment le Nord, avec le Sud, peuvent-ils imaginer des issues, à l'heure de l'Anthropocène ?

Ce livre est classé dans les catégories :

9,49 €
?

Version papier

12,00 €

Vérifier la compatibilité de vos supports

Vous aimerez aussi

Fiche détaillée de “La tropicalisation du monde”

Fiche technique

Résumé

Les pays de l’hémisphère Nord se transformeraient-ils en colonies du capital ? Il y a soixante ans, Claude Lévi-Strauss dressait dans Tristes Tropiques le constat amer d’un monde avili par l’anthropisation accélérée. Encore l’ethnologue réservait-il ces remarques aux Tropiques, autrement dit au tiers-monde, alors en pleine décolonisation. Les métropoles semblaient épargnées par cette déréliction. La violence du marché se trouvait contenue par des formes institutionnelles robustes. Au Sud donc, il convenait d’étendre les bénéfices du « développement », la modernisation à marche forcée : une fois à destination, le Sud ressemblerait au Nord. Et si le dénouement de cette séquence de soixante ans était tout autre ? C'est l'analyse implacable que propose Xavier Ricard. Au Nord, les équilibres institutionnels sont perturbés. L’Occident devient une colonie soumise aux appétits du capital. Partout on observe les mêmes logiques d’asservissement. L'auteur s’emploie à tirer les conséquences de cette situation nouvelle. Si le Sud est désormais au Nord et vice-versa, alors les analyses qui autrefois étaient réservées aux « économies en développement » s’appliquent désormais aux économies plus avancées. Le capitalisme a fait du monde un terrain de jeu où il est partout à son aise, tandis que les sociétés se sentent partout étrangères, comme ces autochtones dont on a envahi le logis et qui se découvrent « indigènes » : nous voici tous colonisés. Comment sortir de cette situation ? Comment le Nord, avec le Sud, peuvent-ils imaginer des issues, à l'heure de l'Anthropocène ?

Biographie de Xavier Ricard Lanata

Les pays de l’hémisphère Nord se transformeraient-ils en colonies du capital ? Il y a soixante ans, Claude Lévi-Strauss dressait dans Tristes Tropiques le constat amer d’un monde avili par l’anthropisation accélérée. Encore l’ethnologue réservait-il ces remarques aux Tropiques, autrement dit au tiers-monde, alors en pleine décolonisation. Les métropoles semblaient épargnées par cette déréliction. La violence du marché se trouvait contenue par des formes institutionnelles robustes. Au Sud donc, il convenait d’étendre les bénéfices du « développement », la modernisation à marche forcée : une fois à destination, le Sud ressemblerait au Nord. Et si le dénouement de cette séquence de soixante ans était tout autre ? C'est l'analyse implacable que propose Xavier Ricard. Au Nord, les équilibres institutionnels sont perturbés. L’Occident devient une colonie soumise aux appétits du capital. Partout on observe les mêmes logiques d’asservissement. L'auteur s’emploie à tirer les conséquences de cette situation nouvelle. Si le Sud est désormais au Nord et vice-versa, alors les analyses qui autrefois étaient réservées aux « économies en développement » s’appliquent désormais aux économies plus avancées. Le capitalisme a fait du monde un terrain de jeu où il est partout à son aise, tandis que les sociétés se sentent partout étrangères, comme ces autochtones dont on a envahi le logis et qui se découvrent « indigènes » : nous voici tous colonisés. Comment sortir de cette situation ? Comment le Nord, avec le Sud, peuvent-ils imaginer des issues, à l'heure de l'Anthropocène ?

Avis des internautes


Aucun commentaire n'a été posté sur ce livre.

Ajouter votre commentaire