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La vérité


La post-modernité a imposé un détachement vis-à-vis de la vérité comme « représentation adéquate », ou comme « objet » du discours. Il en ressort d'autant mieux que la vérité est processus, ou devenir, dont le sujet humain est agent, comme être de langage. La vérité ne va pas de soi, pas plus qu'elle n'est déjà faite. Elle appelle à reconnaître que sa mise en œuvre relève de la capacité des êtres humains, comme sujets de parole, de désir, de pensée et d'action. Elle ne se tient pas au-delà de l'humain, comme parole de vérité, en surplomb ; elle relance plutôt, à même le langage où surgit la question humaine, la requête envers « la vérité de parole » (Yves Bonnefoy), pierre de touche de la reconnaissance des humains entre eux. À l'heure actuelle, il ne suffit pas de renvoyer dos à dos l'absolutisme et le relativisme de la vérité, en dénonçant ce qui en fait l'excès ou le défaut. En revanche, s'interroger sur les conditions d'une anthropologie de la vérité n'est pas une option facultative pour la théologie si, pour celle-ci, l'incarnation n'est pas une idée générale, mais la vérité en acte dans l'humanité. Les études réunies dans ce volume, issu de la session théologique de 2005, s'inscrivent dans cette perspective. Elles contribuent à l'éclairer sous les angles bibliques, théologiques, philosophiques, littéraires et politiques. Ce que signifie « faire la vérité » y gagne en densité, dans la mesure où ces différents registres ne sont pas cloisonnés, mais articulés entre eux. La lecture de ces études montrera que leur enjeu concerne moins l'acquisition d'un plus grand savoir « sur » la vérité, que le fait d'être renvoyé soi-même à ce qui peut advenir « en » vérité, là où les formes de déni d'humanité sont mises à jour sans désespérer qu'elles puissent être traversées.

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Fiche détaillée de “La vérité”

Fiche technique

Résumé

La post-modernité a imposé un détachement vis-à-vis de la vérité comme « représentation adéquate », ou comme « objet » du discours. Il en ressort d'autant mieux que la vérité est processus, ou devenir, dont le sujet humain est agent, comme être de langage. La vérité ne va pas de soi, pas plus qu'elle n'est déjà faite. Elle appelle à reconnaître que sa mise en œuvre relève de la capacité des êtres humains, comme sujets de parole, de désir, de pensée et d'action. Elle ne se tient pas au-delà de l'humain, comme parole de vérité, en surplomb ; elle relance plutôt, à même le langage où surgit la question humaine, la requête envers « la vérité de parole » (Yves Bonnefoy), pierre de touche de la reconnaissance des humains entre eux. À l'heure actuelle, il ne suffit pas de renvoyer dos à dos l'absolutisme et le relativisme de la vérité, en dénonçant ce qui en fait l'excès ou le défaut. En revanche, s'interroger sur les conditions d'une anthropologie de la vérité n'est pas une option facultative pour la théologie si, pour celle-ci, l'incarnation n'est pas une idée générale, mais la vérité en acte dans l'humanité. Les études réunies dans ce volume, issu de la session théologique de 2005, s'inscrivent dans cette perspective. Elles contribuent à l'éclairer sous les angles bibliques, théologiques, philosophiques, littéraires et politiques. Ce que signifie « faire la vérité » y gagne en densité, dans la mesure où ces différents registres ne sont pas cloisonnés, mais articulés entre eux. La lecture de ces études montrera que leur enjeu concerne moins l'acquisition d'un plus grand savoir « sur » la vérité, que le fait d'être renvoyé soi-même à ce qui peut advenir « en » vérité, là où les formes de déni d'humanité sont mises à jour sans désespérer qu'elles puissent être traversées.

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