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Le Bon Sens ou l'Esprit français


Le 30 juillet 1895, Bergson prononce en Sorbonne un discours destiné aux lauréats du Concours général devant Raymond Poincaré, alors ministre de l’Instruction publique. Bergson est à cette date le philosophe le plus révéré en France et à l’étranger et achève Matière et Mémoire, son deuxième opus majeur après l'Essai sur les Données immédiates de la Conscience (1889). Son discours porte sur « le bon sens » ; dans une langue claire et dégagée de tout jargon, il propose une réflexion sur l’éducation, thématique qui irrigue toute son œuvre. Bergson reconstruit cette notion, le « bon sens » serait la faculté d’orientation à l’œuvre dans la pratique humaine quotidienne. Bien plus encore qu’une synthèse de la pensée et de l’action, il est une sorte de « puissance », qui précède toute pensée et toute action. Toute éducation a pour finalité d’intensifier au maximum cette puissance, de sorte que l’individu puisse être un créateur de et dans son existence, et qu’il échappe à la mécanique des habitudes qui anéantissent en le figeant l’esprit humain. L’instruction, c’est l’apprentissage de la liberté, de l’émancipation de toutes les conventions qui séparent les individus d’eux-mêmes et des autres. C’est paradoxalement chez les Anciens qu’on trouve les moyens d’une telle émancipation et les ressources nécessaires pour que rayonne cet élan vital qui est création de soi par soi. Ces textes méconnus, y compris des lecteurs de Bergson, sont une excellente porte d’entrée dans le bergsonisme, philosophie de l’élan vital.

Edition établie par Cyril Morana.

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Résumé

Le 30 juillet 1895, Bergson prononce en Sorbonne un discours destiné aux lauréats du Concours général devant Raymond Poincaré, alors ministre de l’Instruction publique. Bergson est à cette date le philosophe le plus révéré en France et à l’étranger et achève Matière et Mémoire, son deuxième opus majeur après l'Essai sur les Données immédiates de la Conscience (1889). Son discours porte sur « le bon sens » ; dans une langue claire et dégagée de tout jargon, il propose une réflexion sur l’éducation, thématique qui irrigue toute son œuvre. Bergson reconstruit cette notion, le « bon sens » serait la faculté d’orientation à l’œuvre dans la pratique humaine quotidienne. Bien plus encore qu’une synthèse de la pensée et de l’action, il est une sorte de « puissance », qui précède toute pensée et toute action. Toute éducation a pour finalité d’intensifier au maximum cette puissance, de sorte que l’individu puisse être un créateur de et dans son existence, et qu’il échappe à la mécanique des habitudes qui anéantissent en le figeant l’esprit humain. L’instruction, c’est l’apprentissage de la liberté, de l’émancipation de toutes les conventions qui séparent les individus d’eux-mêmes et des autres. C’est paradoxalement chez les Anciens qu’on trouve les moyens d’une telle émancipation et les ressources nécessaires pour que rayonne cet élan vital qui est création de soi par soi. Ces textes méconnus, y compris des lecteurs de Bergson, sont une excellente porte d’entrée dans le bergsonisme, philosophie de l’élan vital.

Edition établie par Cyril Morana.

Biographie d’Henri Bergson

Fils d'un immigré juif polonais, Henri Bergson fut normalien, agrégé de philosophie en 1881, et mena une brillante carrière d'enseignant (lycées Louis-le-Grand et Henri-IV à Paris ; maître de conférence à l'ENS en 1897). En 1900, il obtint la chaiL'ensemble de son oeuvre, qui comporte notamment L'Évolution créatrice (1907), et Les Deux Sources de la morale et de la religion (1932), s'inscrivait contre le formalisme kantien et les différentes formes de positivisme et de scientisme. Il s'appuyait sur les connaissances modernes en psychologie pour définir des voies philosophiques nouvelles.

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