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Le christianisme au-delà de la théocratie


Le mot « théocratie » associe la « force » à « Dieu », selon l’étymologie grecque. Le terme évoque ainsi une symbiose forte entre religion, politique et culture. Symbiose qui a généré en Occident un système d’évidences, sans doute gratifiant « en interne », quand on pense aux ordres religieux dédiés à l’enseignement, au service des plus pauvres, des malades, etc., mais aussi très violent contre toute opposition, réputée venir de l’extérieur (croisades, guerres de religions) ou de l’intérieur (inquisition, contrôle des pensées et des comportements, etc.). Avec le recul du temps et dans le cadre de la laïcité, la face négative attachée à la religion l’emporte largement sur l’appréciation quelque peu « floutée » de sa positivité. En ce sens, nous dirions que la théocratie est à la religion ce que le cancer est au corps sain : une structuration de « vie à l’envers » qui se greffe sur la vraie vie et s’en sert pour générer de la mort. Lorsqu’on dit que les religions sont des causes de guerres, on parle en réalité de la théocratie, qu’elle soit juive, chrétienne ou musulmane, qui génère de la violence institutionnelle et décrédibilise la visée spirituelle des traditions en cause. Ce livre tend donc à désolidariser religion et théocratie (Chapitre 1) ; à redessiner une approche des religions autrement que par le biais de la doctrine et des pratiques cultuelles (Chapitre 2) ; à relire de façon nouvelle la posture du Christ dans l’évangile (Chapitre 3) ; à relire de manière critique la réalité de l’Église (Chapitre 4), car il semblerait que le concile Vatican II ait symboliquement clôturé la longue période de la théocratie chrétienne, mise en place depuis le IVe siècle. Il y a un avant et un après. Le présent essai est le pendant théorique de la démarche de foi plus personnalisée, exposée dans La foi chrétienne après la chrétienté, paru également en 2019 aux Éditions Bergame. Né en 1951, Philippe Leclercq assume tout de ses ancrages humains, culturels et religieux et propose sur cette base un cheminement libre et réflexif, à distance de tout système de pouvoir, de pensée et de croyance. Marié à une Française de culture et de tradition musulmanes, ancien président d’une association interreligieuse et auteur de plusieurs livres touchant aux rapports entre religion et culture, notamment parus aux Éditions l’Harmattan, il offre, à la suite de La foi chrétienne après la chrétienté, un deuxième ouvrage paru aux Éditions Bergame.

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Fiche détaillée de “Le christianisme au-delà de la théocratie”

Fiche technique

  • Auteur : Philippe Leclercq
  • Éditeur : Éditions Bergame
  • Date de parution : 17/07/19
  • EAN : 9782372862424
  • Format : ePub
  • Nombre de pages: 266
  • Protection : Digital Watermarking

Résumé

Le mot « théocratie » associe la « force » à « Dieu », selon l’étymologie grecque. Le terme évoque ainsi une symbiose forte entre religion, politique et culture. Symbiose qui a généré en Occident un système d’évidences, sans doute gratifiant « en interne », quand on pense aux ordres religieux dédiés à l’enseignement, au service des plus pauvres, des malades, etc., mais aussi très violent contre toute opposition, réputée venir de l’extérieur (croisades, guerres de religions) ou de l’intérieur (inquisition, contrôle des pensées et des comportements, etc.). Avec le recul du temps et dans le cadre de la laïcité, la face négative attachée à la religion l’emporte largement sur l’appréciation quelque peu « floutée » de sa positivité. En ce sens, nous dirions que la théocratie est à la religion ce que le cancer est au corps sain : une structuration de « vie à l’envers » qui se greffe sur la vraie vie et s’en sert pour générer de la mort. Lorsqu’on dit que les religions sont des causes de guerres, on parle en réalité de la théocratie, qu’elle soit juive, chrétienne ou musulmane, qui génère de la violence institutionnelle et décrédibilise la visée spirituelle des traditions en cause. Ce livre tend donc à désolidariser religion et théocratie (Chapitre 1) ; à redessiner une approche des religions autrement que par le biais de la doctrine et des pratiques cultuelles (Chapitre 2) ; à relire de façon nouvelle la posture du Christ dans l’évangile (Chapitre 3) ; à relire de manière critique la réalité de l’Église (Chapitre 4), car il semblerait que le concile Vatican II ait symboliquement clôturé la longue période de la théocratie chrétienne, mise en place depuis le IVe siècle. Il y a un avant et un après. Le présent essai est le pendant théorique de la démarche de foi plus personnalisée, exposée dans La foi chrétienne après la chrétienté, paru également en 2019 aux Éditions Bergame. Né en 1951, Philippe Leclercq assume tout de ses ancrages humains, culturels et religieux et propose sur cette base un cheminement libre et réflexif, à distance de tout système de pouvoir, de pensée et de croyance. Marié à une Française de culture et de tradition musulmanes, ancien président d’une association interreligieuse et auteur de plusieurs livres touchant aux rapports entre religion et culture, notamment parus aux Éditions l’Harmattan, il offre, à la suite de La foi chrétienne après la chrétienté, un deuxième ouvrage paru aux Éditions Bergame.

Biographie de Philippe Leclercq

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