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Le climat après la fin du mois


On a longtemps vendu à l’opinion publique l’illusion aujourd’hui hautement inflammable d’une transition écologique merveilleuse, qui créerait emplois et richesses pour tous, tout en redonnant à la nature son lustre d’antan. Cette caverne d’Ali Baba n’existe pas. Au contraire, quoi que l’on fasse, la lutte pour le climat est attentatoire au pouvoir d’achat. Elle nous oblige à nous détourner à moyen terme de cette énergie fossile qui a fait notre fortune pendant deux siècles et à demander aux pays en développement d’en faire autant. Cette guerre pour le climat ne pourra se gagner sans la mobilisation de chacun. Cela nécessite d’appliquer le principe pollueur-payeur, en imposant un prix universel du carbone reflétant la valeur du dommage qu’il génère, quitte à le compenser pour les plus pauvres. Mais les Français sont-ils prêts à sacrifier un peu de leur bien-être aujourd’hui pour améliorer beaucoup le bien-être d’autrui, même si cet autrui n’est essentiellement pas français, et qu’il n’est probablement même pas encore né ? Pour la plupart, ici et ailleurs, la fin du mois passe avant la fin du monde. Ce constat dérangeant pose la question de nos responsabilités envers l’humanité.

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Résumé

On a longtemps vendu à l’opinion publique l’illusion aujourd’hui hautement inflammable d’une transition écologique merveilleuse, qui créerait emplois et richesses pour tous, tout en redonnant à la nature son lustre d’antan. Cette caverne d’Ali Baba n’existe pas. Au contraire, quoi que l’on fasse, la lutte pour le climat est attentatoire au pouvoir d’achat. Elle nous oblige à nous détourner à moyen terme de cette énergie fossile qui a fait notre fortune pendant deux siècles et à demander aux pays en développement d’en faire autant. Cette guerre pour le climat ne pourra se gagner sans la mobilisation de chacun. Cela nécessite d’appliquer le principe pollueur-payeur, en imposant un prix universel du carbone reflétant la valeur du dommage qu’il génère, quitte à le compenser pour les plus pauvres. Mais les Français sont-ils prêts à sacrifier un peu de leur bien-être aujourd’hui pour améliorer beaucoup le bien-être d’autrui, même si cet autrui n’est essentiellement pas français, et qu’il n’est probablement même pas encore né ? Pour la plupart, ici et ailleurs, la fin du mois passe avant la fin du monde. Ce constat dérangeant pose la question de nos responsabilités envers l’humanité.

Biographie de Christian Gollier

Toute action publique et privée envers le bien commun devrait être guidée par des principes moraux transparents. Dans notre société, où les marchés financiers jouent un rôle central en s’arrogeant le droit de vie ou de mort sur des pans entiers de l’activité économique, sur la survie des États endettés, les experts de la finance se posent rarement la question de la moralité de ces comportements, de leur compatibilité avec l'intérêt général. Face aux défis majeurs et potentiellement catastrophiques du changement climatique et de la hausse des inégalités, il est indispensable d’orienter le capital global vers des projets créateurs de valeur sociétale. Christian Gollier développe une méthode puissante permettant de traduire nos aspirations morales pour un monde meilleur en outils de gestion financière pour les particuliers et les entreprises. Il propose différentes pistes afin de permettre aux acteurs financiers de mieux contribuer à la construction d’une société meilleure, et répondre aux exigences grandissantes de responsabilité sociétale des entreprises. Publication originale : Columbia University Press, 2018. Traduit de l'anglais par Laurent Bury

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