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Le Deuil antérieur


Le deuil antérieur. Un narrateur, que l'on suppose se prénommer Marcel - artifice dont l'auteur, parlant lui-même à la première personne, s'explique non sans rouerie -, porte le deuil, à tous les modes et temps de la conjugaison : antérieur, parce que le héros a toujours hanté les chemins où la mort, celle des autres, et la sienne qu'il s'entête à vouloir incarner de manière acceptable, forme le stratagème qui engage à l'écriture et, de ce fait, à la fiction ; présent et douloureusement stupéfait, quand Marcel - l'auteur - est confronté à la mort d'une femme aimée, qui se tue aussitôt après qu'il lui a fait cadeau de la Mort de Cléopâtre, la cantate de Berlioz, ce qui justifie si brutalement aux yeux des lecteurs habituels de romans qu'elle s'appelle ici, simplement, Cléopâtre ; d'où un éblouissement, un miroitement qui déroute soudain le narcissisme de la tentative autobiographique initiale ; et enfin, un deuil, oui, antérieur, mais qui se retourne contre lui-même, jusqu'à provoquer les pages finales, quand elles jettent après coup sur l'ensemble une lueur tout à la fois perfide et souveraine, et qu'il est délicat d'entendre autrement que sous les auspices d'un immoralisme qui se veut - et qui se savait dès l'ouverture du livre - "mortel".

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Fiche détaillée de “Le Deuil antérieur”

Fiche technique

  • Auteur : Antoine Compagnon
  • Éditeur : Le Seuil
  • Collection : Fiction et Cie
  • Date de parution : 29/01/16
  • EAN : 9782021315479
  • Format : ePub
  • Nombre de pages: 144
  • Protection : Contenu protégé

Résumé

Le deuil antérieur. Un narrateur, que l'on suppose se prénommer Marcel - artifice dont l'auteur, parlant lui-même à la première personne, s'explique non sans rouerie -, porte le deuil, à tous les modes et temps de la conjugaison : antérieur, parce que le héros a toujours hanté les chemins où la mort, celle des autres, et la sienne qu'il s'entête à vouloir incarner de manière acceptable, forme le stratagème qui engage à l'écriture et, de ce fait, à la fiction ; présent et douloureusement stupéfait, quand Marcel - l'auteur - est confronté à la mort d'une femme aimée, qui se tue aussitôt après qu'il lui a fait cadeau de la Mort de Cléopâtre, la cantate de Berlioz, ce qui justifie si brutalement aux yeux des lecteurs habituels de romans qu'elle s'appelle ici, simplement, Cléopâtre ; d'où un éblouissement, un miroitement qui déroute soudain le narcissisme de la tentative autobiographique initiale ; et enfin, un deuil, oui, antérieur, mais qui se retourne contre lui-même, jusqu'à provoquer les pages finales, quand elles jettent après coup sur l'ensemble une lueur tout à la fois perfide et souveraine, et qu'il est délicat d'entendre autrement que sous les auspices d'un immoralisme qui se veut - et qui se savait dès l'ouverture du livre - "mortel".

Biographie d’Antoine Compagnon

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