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Le gardien du feu


"Par ailleurs rien à signaler."

Dernière phrase d'un des livres les plus forts et étranges de la littérature française.

Vendons de suite la mèche, d'ailleurs le narrateur annoncera tout de suite ce qui se passe : son épouse le trompant avec son collègue gardien de phare, le narrateur, sous prétexte d'une fête qui les rassemble, les enferme dans la chambre de veille, et tient – tout le temps des treize jours de leur agonie – ce journal d'un amour en Bretagne, dans le quotidien de la mer pour tout horizon.

Mais c'est Anatole Le Braz : l'écrivain des "Contes et légendes de la mort", qui la connaît si bien, sa Bretagne, canton par canton, capable d'en tirer des portraits comme sciés de leur granit même pour chaque personnage secondaire de sa fresque. Qu'on suive le narrateur dans cette échappée folle, juste avant le drame, qui le mènera à la fenêtre de sa propre mère – laquelle n'y verra qu'un "intersigne". La mystique de la mort, les légendes nées de la brume et de la difficulté à vivre, rejoignant ici les lentilles de Fresnel du phare de la Vieille, à portée de vue de l'austère île de Sein, donc inaccessible.

L'impression d'une imparable machine d'acier. Livre autant méconnu qu'il est imparable en chaque ligne de cette beauté saisie à bras le corps, mêlant hommes et éléments. Publié en 1900, à lire pour aujourd'hui.

FB

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Fiche technique

Résumé

"Par ailleurs rien à signaler."

Dernière phrase d'un des livres les plus forts et étranges de la littérature française.

Vendons de suite la mèche, d'ailleurs le narrateur annoncera tout de suite ce qui se passe : son épouse le trompant avec son collègue gardien de phare, le narrateur, sous prétexte d'une fête qui les rassemble, les enferme dans la chambre de veille, et tient – tout le temps des treize jours de leur agonie – ce journal d'un amour en Bretagne, dans le quotidien de la mer pour tout horizon.

Mais c'est Anatole Le Braz : l'écrivain des "Contes et légendes de la mort", qui la connaît si bien, sa Bretagne, canton par canton, capable d'en tirer des portraits comme sciés de leur granit même pour chaque personnage secondaire de sa fresque. Qu'on suive le narrateur dans cette échappée folle, juste avant le drame, qui le mènera à la fenêtre de sa propre mère – laquelle n'y verra qu'un "intersigne". La mystique de la mort, les légendes nées de la brume et de la difficulté à vivre, rejoignant ici les lentilles de Fresnel du phare de la Vieille, à portée de vue de l'austère île de Sein, donc inaccessible.

L'impression d'une imparable machine d'acier. Livre autant méconnu qu'il est imparable en chaque ligne de cette beauté saisie à bras le corps, mêlant hommes et éléments. Publié en 1900, à lire pour aujourd'hui.

FB

Biographie d’Anatole Le Braz

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