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Le Grand Refus


Les mutations économiques menacent les avantages et les garanties qu'avaient obtenus les salariés des pays industriels. Quel modèle social, quelle action politique opposer à la montée du chômage et de la précarité, au recul de la protection sociale? La Grande-Bretagne a choisi le libéralisme brutal, mais l'Allemagne a maintenu son économie sociale de marché; ses entreprises et ses syndicats continuent à négocier.

Et la France? Depuis plus de vingt ans, elle tient deux discours opposés: pro-européenne, elle accepte la libération de son économie; attachée au rôle intégrateur de l'Etat national, elle refuse, à intervalles de plus en plus rapprochés, une évolution qu'elle ne sait ni prévoir ni négocier.

Notre pays, en 1995, a connu sa plus grave crise sociale depuis un quart de siècle. Comme les autres avant elle, celle-ci restera-t-elle sans lendemain, la route suivie depuis des années conduira-t-elle sans changement à la monnaie unique ou... à la prochaine crise? La France ne trouvera-t-elle pas le moyen de sortir de la contradiction entre l'indispensable ouverture de son économie et la nécessaire défense de ses citoyens contre l'inégalité et l'exclusion?
A.T.

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Résumé

Les mutations économiques menacent les avantages et les garanties qu'avaient obtenus les salariés des pays industriels. Quel modèle social, quelle action politique opposer à la montée du chômage et de la précarité, au recul de la protection sociale? La Grande-Bretagne a choisi le libéralisme brutal, mais l'Allemagne a maintenu son économie sociale de marché; ses entreprises et ses syndicats continuent à négocier.

Et la France? Depuis plus de vingt ans, elle tient deux discours opposés: pro-européenne, elle accepte la libération de son économie; attachée au rôle intégrateur de l'Etat national, elle refuse, à intervalles de plus en plus rapprochés, une évolution qu'elle ne sait ni prévoir ni négocier.

Notre pays, en 1995, a connu sa plus grave crise sociale depuis un quart de siècle. Comme les autres avant elle, celle-ci restera-t-elle sans lendemain, la route suivie depuis des années conduira-t-elle sans changement à la monnaie unique ou... à la prochaine crise? La France ne trouvera-t-elle pas le moyen de sortir de la contradiction entre l'indispensable ouverture de son économie et la nécessaire défense de ses citoyens contre l'inégalité et l'exclusion?
A.T.

Biographie d’Alain Touraine

Né en 1925, Alain Touraine, ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé d'histoire et docteur ès lettres, est directeur d'études à l'EHESS où il a créé le Centre d'étude des mouvements sociaux, puis le Centre d'analyse et d'intervention sociologiques dont il est resté membre. Alain Touraine a reçu des doctorats Honoris Causa d'une vingtaine d'universités et il est membre de nombreuses académies étrangères. Sa production intellectuelle peut-être divisée en trois périodes : la première est consacrée au travail et aux mouvements ouvriers et se termine avec ses deux thèses de doctorat : La Conscience ouvrière et Sociologie de l'action. Après mai 68, il étend son travail à tout le domaine des mouvements sociaux et élabore une méthode pour les étudier : l'intervention sociologique, qu'il applique à plusieurs cas et en particulier au mouvement « Solidarnosc » (Pologne).   Le déclin de ce qu'il avait appelé les nouveaux mouvements sociaux l'amène à chercher un fondement plus général pour la compréhension des conduites sociales et des mouvements sociaux. Il le trouve dans la notion de sujet qui avait été si violemment rejetée au cours des dernières décennies. Il donne, à partir de son livre Critique de la modernité, une importance de plus en plus centrale à ce concept. A partir de 2000, ses livres peuvent être considérés comme une exploration en profondeur de la notion de sujet.   Parallèlement, depuis 1956, Alain Touraine a consacré une partie de son temps à l'étude de l'Amérique latine. Le résultat principal de ses études est le livre La parole et le sang, en 1988, qui propose une analyse générale, politique et sociale du continent sur un demi-siècle. Il a participé à de nombreux débats politiques et publié des livres qui combinent la connaissance sociologique avec l'analyse de l'actualité politique. Alain Touraine est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment : Sociologie de l'action (Seuil, 1965) ; Le Mouvement de Mai ou le communisme utopique (Seuil, l968) ; La Société post-industrielle (Denoël, 1969) ; Production de la Société (Seuil, l973) ; Lettre à une étudiante (Seuil, 1974) ; Solidarité : analyse d'un mouvement social, Pologne 1980-1981 (Fayard, 1982) ; Le Mouvement ouvrier (Fayard, 1984) ; Le Retour de l'acteur (Fayard, 1984) ; Critique de la modernité (Fayard, 1992) ; Qu'est-ce que la démocratie ? (Fayard, 1994) ; Pourrons-nous vivre ensemble ? Égaux et différents (Fayard, 1997) ; Comment sortir du libéralisme ? (Fayard, 1999) ; La Recherche de soi : Dialogue sur le sujet, avec Farhad Khosrokhavar (Fayard, 2000) ; Un nouveau paradigme. Pour comprendre le monde d' aujourd'hui (Fayard, 2005) ; Le Monde des femmes (Fayard, 2006) ; Penser autrement (Fayard, 2007).

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