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Le Maghreb et l'Afrique subsaharienne


L'unité du Maghreb, l'unité africaine... Peut-on croire qu'il s'agisse encore de mythes porteurs d'espérance ? C'est la question saharienne qui nous a conduits, pour la première fois, à sortir de l'Île du Couchant, pour enquêter sur la politique africaine des États du Maghreb. L'OUA avait confirmé, sous l'impulsion de Ben Bella, qu'à tout prendre, la solution la moins catastrophique était encore le maintien des frontières coloniales. Aujourd'hui, l'OUA se révèle incapable de régler les conflits inter- africains. (Raoul Weexsteen : L'OUA et la question saharienne). L'autre dimension transafricaine, l'Islam, pouvait laisser espérer que les Frères ne se dévoreraient pas entre eux. Hélas ! Illusion ou mauvaise analyse, Ch. Coulon et Fr. Constantin (Espace islamique et espace politique dans les relations entre l'Afrique du Nord et l'Afrique Noire ) nous aident à comprendre ce qu'il y a d'identique et de différent dans cet Islam-là. Les relations maghrébo-africaines gagnent à être re-situées dans une approche plus générale des stratégies internationales (Nord-Sud, Est-Ouest, etc.). L'article de Jean-Robert Henry dresse le bilan de l'usure des solidarismes politiques, concurrencés, depuis Bandoeng, par les contraintes de la construction des États, pour constater, à partir du cas algérien, l'émergence de stratégies solidaristes plus concrètes, fondées sur une vision globale du jeu économique international. D'aucuns trouveront sans doute, que nous faisons la part trop belle à l'Algérie (Slimane Chikh : La politique africaine de l'Algérie). Mais les faits sont têtus et si la petite Tunisie [Mohsen Toumi : La politique africaine de la Tunisie) joue un rôle plus important que son étroitesse géographique ne le laisse supposer, si la Libye [Hervé Bleuchot : La politique africaine de la Libye (1969-1978)) a une politique africaine résolument agressive, il est certain que l'équilibre serait différent si le Maroc (Mohammed Bouzidi : Le Maroc et l'Afrique subsaharienne) avait une politique extérieure moins étroitement déterminée par l'impact intérieur de la question du Sahara occidental.

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Résumé

L'unité du Maghreb, l'unité africaine... Peut-on croire qu'il s'agisse encore de mythes porteurs d'espérance ? C'est la question saharienne qui nous a conduits, pour la première fois, à sortir de l'Île du Couchant, pour enquêter sur la politique africaine des États du Maghreb. L'OUA avait confirmé, sous l'impulsion de Ben Bella, qu'à tout prendre, la solution la moins catastrophique était encore le maintien des frontières coloniales. Aujourd'hui, l'OUA se révèle incapable de régler les conflits inter- africains. (Raoul Weexsteen : L'OUA et la question saharienne). L'autre dimension transafricaine, l'Islam, pouvait laisser espérer que les Frères ne se dévoreraient pas entre eux. Hélas ! Illusion ou mauvaise analyse, Ch. Coulon et Fr. Constantin (Espace islamique et espace politique dans les relations entre l'Afrique du Nord et l'Afrique Noire ) nous aident à comprendre ce qu'il y a d'identique et de différent dans cet Islam-là. Les relations maghrébo-africaines gagnent à être re-situées dans une approche plus générale des stratégies internationales (Nord-Sud, Est-Ouest, etc.). L'article de Jean-Robert Henry dresse le bilan de l'usure des solidarismes politiques, concurrencés, depuis Bandoeng, par les contraintes de la construction des États, pour constater, à partir du cas algérien, l'émergence de stratégies solidaristes plus concrètes, fondées sur une vision globale du jeu économique international. D'aucuns trouveront sans doute, que nous faisons la part trop belle à l'Algérie (Slimane Chikh : La politique africaine de l'Algérie). Mais les faits sont têtus et si la petite Tunisie [Mohsen Toumi : La politique africaine de la Tunisie) joue un rôle plus important que son étroitesse géographique ne le laisse supposer, si la Libye [Hervé Bleuchot : La politique africaine de la Libye (1969-1978)) a une politique africaine résolument agressive, il est certain que l'équilibre serait différent si le Maroc (Mohammed Bouzidi : Le Maroc et l'Afrique subsaharienne) avait une politique extérieure moins étroitement déterminée par l'impact intérieur de la question du Sahara occidental.

Biographie de Raoul Weexsteen

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