Votre compte

Le Printemps albanais


" La dictature et la littérature véritable ne peuvent cohabiter que d'une façon: en se dévorant nuit et jour l'une l'autre. L'écrivain est l'ennemi naturel de la dictature. A tout instant, même quand il se croit endormi, il la combat. Car cela est inscrit dans son code génétique. La dictature et la littérature ne peuvent être figurées que comme deux bêtes fauves qui se prennent en permanence à la gorge. Bien qu'elles aient des griffes différentes, l'une comme l'autre provoquent également des blessures _ différentes. Les blessures qu'essuie l'écrivain peuvent paraître affreuses, car immédiates. Tandis que celles qu'il cause, lui, à la dictature, sont des blessures à retardement, mais de celles qui ne guérissent jamais.

L'instinct de l'espèce dressant l'écrivain contre la dictature, tout comme l'organisme qui devient résistant à une agression extérieure, il arrive que l'oeuvre de l'écrivain, au lieu d'être affaiblie par la fièvre tyrannique, en soit endurcie. "
I.K.

Ce livre est classé dans les catégories :

10,99 €
?

Version papier

15,30 €

Ebook protégé

L’éditeur de ce livre a choisi de protéger ce fichier avec la technologie Adobe DRM.

Pour lire ce livre ou le charger sur votre support de lecture, un logiciel propriétaire est nécessaire. En savoir plus.

Vérifier la compatibilité de vos supports

Vous aimerez aussi

Fiche détaillée de “Le Printemps albanais”

Fiche technique

Résumé

" La dictature et la littérature véritable ne peuvent cohabiter que d'une façon: en se dévorant nuit et jour l'une l'autre. L'écrivain est l'ennemi naturel de la dictature. A tout instant, même quand il se croit endormi, il la combat. Car cela est inscrit dans son code génétique. La dictature et la littérature ne peuvent être figurées que comme deux bêtes fauves qui se prennent en permanence à la gorge. Bien qu'elles aient des griffes différentes, l'une comme l'autre provoquent également des blessures _ différentes. Les blessures qu'essuie l'écrivain peuvent paraître affreuses, car immédiates. Tandis que celles qu'il cause, lui, à la dictature, sont des blessures à retardement, mais de celles qui ne guérissent jamais.

L'instinct de l'espèce dressant l'écrivain contre la dictature, tout comme l'organisme qui devient résistant à une agression extérieure, il arrive que l'oeuvre de l'écrivain, au lieu d'être affaiblie par la fièvre tyrannique, en soit endurcie. "
I.K.

Biographie d’Ismail Kadaré

Ismail Kadaré est né en 1936 à Gjirokastër, dans le sud de l'Albanie.Il parachève à Moscou, à l'institut Gorki, pépinière d'auteurs et de critiques, des études commencées à la faculté des Lettres de Tirana. De retour dans son pays après la rupture avec l'Union soviétique (1960), il se lance dans le journalisme et publie simultanément ses premiers poèmes. II écrit ensuite une nouvelle, qu'il remanie plusieurs fois, et qui finira par devenir son premier roman publié, Le Général de l'armée morte, celui aussi qui le fera connaître en Albanie.Il devient alors écrivain à temps complet ". Parallèlement, il dirige la revue littéraire Les Lettres albanaises (publiée simultanément en français). Ayant rompu avec le régime de Tirana, Ismail Kadaré obtient l'asile politique en France en octobre 1990. Depuis quelques années, il vit entre la France et l'Albanie. Son oeuvre, publiée aux Éditions Fayard, est composée de romans, de récits, de recueils de nouvelles, d'un recueil  de poésie et d'une pièce de théâtre. Sont aussi parus les douze volumes de ses Oeuvres complètes. Ismail Kadaré est considéré depuis quelques années comme l'un des plus grands écrivains de notre temps. Son oeuvre est traduite dans une quarantaine de pays.DistinctionsIsmail Kadaré a été élu membre associé étranger de l'Académie des Sciences morales et politiques au siège de Karl Popper en 1996.Il a reçu, en 1993, le prix Méditerranée-Etranger pour La Pyramide.Il s'est vu décerner, en juin 2005, le Man Booker International Prize parmi une sélection d'écrivains mondialement célèbres, parmi lesquels  Saul Bellow, Gabriel Garcia Marquez, Günter Grass, Milan Kundera, Naguib Mahfouz et Kenzaburo Oe.Il a reçu, en 2009, le prix Prince des Asturies des Lettres pour l'ensemble de son oeuvre.© Photo : J. Foley / OPALE / Editions Fayard"

Avis des internautes


Aucun commentaire n'a été posté sur ce livre.

Ajouter votre commentaire