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Le superbe Orénoque


Jules Verne (1828-1905)

"« Il n’y a vraiment pas apparence de raison que cette discussion puisse prendre fin... dit M. Miguel, qui cherchait à s’interposer entre les deux bouillants contradicteurs.

– Eh bien... elle ne finira pas... répondit M. Felipe, du moins par le sacrifice de mon opinion à celle de M. Varinas...

– Ni par l’abandon de mes idées au profit de M. Felipe ! » répliqua M. Varinas.

Depuis déjà trois bonnes heures, ces deux entêtés savants disputaient, sans se rien céder, sur la question de l’Orénoque. Ce célèbre fleuve de l’Amérique méridionale, principale artère du Venezuela, se dirigeait-il, dans la première partie de son cours, de l’est à l’ouest, ainsi que l’établissaient les plus récentes cartes, ou ne venait-il pas du sud-ouest ? En ce cas, le Guaviare ou l’Atabapo n’étaient-ils pas considérés à tort comme des affluents ?

« C’est l’Atabapo qui est l’Orénoque, affirmait énergiquement M. Felipe.

– C’est le Guaviare », affirmait avec non moins d’énergie M. Varinas.

Quant à M. Miguel, son opinion était celle qu’ont adoptée les géographes modernes. À leur avis, les sources de l’Orénoque sont situées en cette portion du Venezuela qui confine au Brésil et à la Guyane anglaise, de sorte que ce fleuve est vénézuélien sur tout son parcours. Mais en vain M. Miguel essayait-il de convaincre ses deux amis, qui se contredisaient d’ailleurs sur un autre point de non moindre importance."

Trois scientifiques vénézuéliens, Felipe, Varinas et Miguel, sont en désaccord sur l'affluent qui constitue la première partie de l'Orénoque. Ils décident de partir en expédition. Sur le bateau, ils rencontrent deux français, Jean de Kermor et son oncle Martial, à la recherche du père de Jean. En chemin, le petit groupe porte secours à deux autres français, Jacques Helloch et Germain Paterne, en mission scientifique pour le gouvernement français, en difficulté avec... une charge de tortues !

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Fiche technique

Résumé

Jules Verne (1828-1905)

"« Il n’y a vraiment pas apparence de raison que cette discussion puisse prendre fin... dit M. Miguel, qui cherchait à s’interposer entre les deux bouillants contradicteurs.

– Eh bien... elle ne finira pas... répondit M. Felipe, du moins par le sacrifice de mon opinion à celle de M. Varinas...

– Ni par l’abandon de mes idées au profit de M. Felipe ! » répliqua M. Varinas.

Depuis déjà trois bonnes heures, ces deux entêtés savants disputaient, sans se rien céder, sur la question de l’Orénoque. Ce célèbre fleuve de l’Amérique méridionale, principale artère du Venezuela, se dirigeait-il, dans la première partie de son cours, de l’est à l’ouest, ainsi que l’établissaient les plus récentes cartes, ou ne venait-il pas du sud-ouest ? En ce cas, le Guaviare ou l’Atabapo n’étaient-ils pas considérés à tort comme des affluents ?

« C’est l’Atabapo qui est l’Orénoque, affirmait énergiquement M. Felipe.

– C’est le Guaviare », affirmait avec non moins d’énergie M. Varinas.

Quant à M. Miguel, son opinion était celle qu’ont adoptée les géographes modernes. À leur avis, les sources de l’Orénoque sont situées en cette portion du Venezuela qui confine au Brésil et à la Guyane anglaise, de sorte que ce fleuve est vénézuélien sur tout son parcours. Mais en vain M. Miguel essayait-il de convaincre ses deux amis, qui se contredisaient d’ailleurs sur un autre point de non moindre importance."

Trois scientifiques vénézuéliens, Felipe, Varinas et Miguel, sont en désaccord sur l'affluent qui constitue la première partie de l'Orénoque. Ils décident de partir en expédition. Sur le bateau, ils rencontrent deux français, Jean de Kermor et son oncle Martial, à la recherche du père de Jean. En chemin, le petit groupe porte secours à deux autres français, Jacques Helloch et Germain Paterne, en mission scientifique pour le gouvernement français, en difficulté avec... une charge de tortues !

Biographie de Jules Verne

Collaborateur de nombreuses revues, Jules Verne (1828-1905) a publié soixante-quatre romans, dont les célèbres Cinq semaines en ballon, Voyage au centre de la Terre, Le tour du monde en 80 jours, Vingt mille lieues sous les mers, ainsi que des ouvrages de vulgarisation et une quinzaine de pièces de théâtre.

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