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Le ventre de Paris


Le Ventre de Paris est le troisième roman de la série Les Rougon-Macquart. L’action se passe pour l’essentiel aux Halles centrales de Paris, construites par Victor Baltard entre 1854 et 1870, énorme bâtiment à structure métallique dans lequel les murs sont remplacés par des vitres, la plus grande innovation architecturale du Second Empire. Fasciné par les Halles, Zola en fait dans son roman une sorte de monstre, comme le seront plus tard le grand magasin dans Au Bonheur des Dames, l’alambic dans l'Assommoir ou la locomotive dans la Bête humaine. Extrait : C'était là qu'une bande de sergents de ville l'avait pris, dans la nuit du 4 décembre. Il suivait le boulevard Montmartre, vers deux heures, marchant doucement au milieu de la foule, souriant de tous ces soldats que l'Élysée promenait sur le pavé pour se faire prendre au sérieux, lorsque les soldats avaient balayé les trottoirs, à bout portant, pendant un quart d'heure. Lui, poussé, jeté à terre, tomba au coin de la rue Vivienne ; et il ne savait plus, la foule affolée passait sur son corps, avec l'horreur affreuse des coups de feu. Quand il n'entendit plus rien, il voulut se relever. Il avait sur lui une jeune femme, en chapeau rose, dont le châle glissait, découvrant une guimpe plissée à petits plis. Au-dessus de la gorge, dans la guimpe, deux balles étaient entrées ; et, lorsqu'il repoussa doucement la jeune femme, pour dégager ses jambes, deux filets de sang coulèrent des trous sur ses mains.

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Fiche détaillée de “Le ventre de Paris”

Fiche technique

  • Auteur : Émile Zola
  • Éditeur : Bibebook
  • Date de parution : 14/03/13
  • EAN : 9782824702513
  • Format : Multi-format
  • Protection : NC

Résumé

Le Ventre de Paris est le troisième roman de la série Les Rougon-Macquart. L’action se passe pour l’essentiel aux Halles centrales de Paris, construites par Victor Baltard entre 1854 et 1870, énorme bâtiment à structure métallique dans lequel les murs sont remplacés par des vitres, la plus grande innovation architecturale du Second Empire. Fasciné par les Halles, Zola en fait dans son roman une sorte de monstre, comme le seront plus tard le grand magasin dans Au Bonheur des Dames, l’alambic dans l'Assommoir ou la locomotive dans la Bête humaine. Extrait : C'était là qu'une bande de sergents de ville l'avait pris, dans la nuit du 4 décembre. Il suivait le boulevard Montmartre, vers deux heures, marchant doucement au milieu de la foule, souriant de tous ces soldats que l'Élysée promenait sur le pavé pour se faire prendre au sérieux, lorsque les soldats avaient balayé les trottoirs, à bout portant, pendant un quart d'heure. Lui, poussé, jeté à terre, tomba au coin de la rue Vivienne ; et il ne savait plus, la foule affolée passait sur son corps, avec l'horreur affreuse des coups de feu. Quand il n'entendit plus rien, il voulut se relever. Il avait sur lui une jeune femme, en chapeau rose, dont le châle glissait, découvrant une guimpe plissée à petits plis. Au-dessus de la gorge, dans la guimpe, deux balles étaient entrées ; et, lorsqu'il repoussa doucement la jeune femme, pour dégager ses jambes, deux filets de sang coulèrent des trous sur ses mains.

Biographie de Émile Zola

Orphelin de père, Émile Zola, né à Paris en 1840, abandonne ses études pour gagner sa vie. Il mène une vie bohème et finit par devenir journaliste. D'abord critique littéraire, dramatique et artistique, il évolue du romantisme vers le roman naturaliste, mais c'est L'Assommoir, en 1877, qui lui assure le succès. Ce roman s'inscrit dans une immense fresque : les vingt volumes des Rougon-Macquart (1871-1893), « histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire », parmi lesquels Nana, Au bonheur des dames, Germinal, La Terre, La Bête humaine et L'Argent. Chef de file du naturalisme avec Maupassant et Huysmans, Zola se convertit parallèlement aux doctrines socialistes, s'engage au côté des classes ouvrières et prend la défense du capitaine Dreyfus en publiant dans L'Aurore un pamphlet retentissant, « J'accuse...! » (1898), qui le forcera à l'exil. Une foule considérable assistera à ses obsèques en 1902, aux cris de « Germinal ! ».

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