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Les Frères corses


Vers le commencement du mois de mars de l’année 1841, je voyageais en Corse.

Rien de plus pittoresque et de plus commode qu’un voyage en Corse : on s’embarque à Toulon ; en vingt heures, on est à Ajaccio, ou, en vingt-quatre heures, à Bastia.

Là, on achète ou on loue un cheval : si on le loue, on en est quitte pour cinq francs par jour ; si on l’achète, pour cent cinquante francs une fois payés. Et qu’on ne rie pas de la modicité du prix ; ce cheval, loué ou acheté, fait, comme ce fameux cheval du Gascon qui sautait du pont Neuf dans la Seine, des choses que ne feraient ni Prospero ni Nautilus, ces héros des courses de Chantilly et du Champ de Mars.

Il passe par des chemins où Balmat lui-même eût mis des crampons, et sur des ponts où Auriol demanderait un balancier.

Quant au voyageur, il n’a qu’à fermer les yeux et à laisser faire l’animal : le danger ne le regarde pas.

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Fiche technique

Résumé

Vers le commencement du mois de mars de l’année 1841, je voyageais en Corse.

Rien de plus pittoresque et de plus commode qu’un voyage en Corse : on s’embarque à Toulon ; en vingt heures, on est à Ajaccio, ou, en vingt-quatre heures, à Bastia.

Là, on achète ou on loue un cheval : si on le loue, on en est quitte pour cinq francs par jour ; si on l’achète, pour cent cinquante francs une fois payés. Et qu’on ne rie pas de la modicité du prix ; ce cheval, loué ou acheté, fait, comme ce fameux cheval du Gascon qui sautait du pont Neuf dans la Seine, des choses que ne feraient ni Prospero ni Nautilus, ces héros des courses de Chantilly et du Champ de Mars.

Il passe par des chemins où Balmat lui-même eût mis des crampons, et sur des ponts où Auriol demanderait un balancier.

Quant au voyageur, il n’a qu’à fermer les yeux et à laisser faire l’animal : le danger ne le regarde pas.

Biographie d’Alexandre Dumas

La paternité du Roman de Violette d’inspiration saphique, publié à Bruxelles en 1883 vraisemblablement par l’éditeur Jules Gay, a été attribuée à Alexandre Dumas père (1802-1870). Il n’existe aucune certitude, mais qu’importe ; Le Roman de Violette, œuvre posthume d’une célébrité masquée, demeure un charmant livre libertin qui se relit toujours avec plaisir.
Il fut annoncé dans divers catalogues clandestins par plusieurs notices : « Ce roman très libre est l’œuvre posthume d’une de nos gloires littéraires modernes. C’est aussi l’une des plus gracieuses compositions de ce genre. Nulle expression déplacée ne vient choquer le regard, et les tableaux se succèdent toujours plus lascifs, quoique l’action reste presque idyllique. Attribué à Alexandre Dumas. » (Notice parue en 1912 et 1919.)
Puis nouvelle notice en 1921 : « Ce roman très libre est une des compositions les plus séduisantes de ce genre : on l’attribue avec quelque vraisemblance à un des maîtres de la littérature d’hier. La petite fille, échappée d’une boutique de modes pour tomber dans les bras d’un jeune viveur délicat, a de gracieuses naïvetés tout d’abord pour s’initier, ensuite pour apprendre. Elle met, à cette école, une bonne volonté du meilleur aloi ; elle y apporte un corps potelé à plaisir, et ne trouve rien de répugnant dans un lesbianisme compliqué de vigoureuses amours mâles... »
Et enfin notice de 1923, reproduite en 1924 : « Cet érotique est l’un des chefs-d’œuvre de la littérature clandestine du XIXe siècle, et ce n’est pas sans raison qu’il est réputé. On peut dire que c’est à la fois un régal littéraire et un remède certain contre la frigidité. En effet, dans un style toujours décent, les tableaux lascifs se succèdent et croissent en intensité de chapitre en chapitre. L’impression n’en est que plus vive et voluptueuse. Les scènes de saphisme, en particulier, sont idéalisées avec grâce, tout en étant dépeintes avec la plus minutieuse exactitude. C’est un livre qui a sa place dans la bibliothèque secrète de tous les voluptueux des deux sexes. »
Que Le Roman de Violette reste un grand « best-seller » de la littérature érotique tient davantage à sa modernité qu’à la célébrité de son auteur supposé. Car l’héroïne a décidé d’être une femme libre et choisi de se révolter contre les règles de la société bourgeoise de son époque.

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