Votre compte

Les premières victimes de Hitler. En quête de justice


Les premières victimes de Hitler est le récit d’une enquête tirée du dossier d’instruction constitué par le substitut du procureur de Munich, Josef Hartinger, cité comme pièce à conviction par le commandant Warren F. Farr pendant le Procès de Nuremberg pour démontrer la responsabilité collective des SS dans l’Holocauste. Comme l’a indiqué le commandant, juriste formé à Harvard, pendant le procès : "Ce n’étaient pas des crimes sporadiques commis par des individus irresponsables, mais une politique calculée et bien définie, politique qui découlait nécessairement de la philosophie SS et qui fut appliquée dès la création des camps." L’enquête de Josef Hartinger montre précisément que dès l’ouverture de Dachau, en 1933, alors que l’Allemagne était encore officiellement un république, les nazis mettaient déjà en place une politique d’extermination systématique des ressortissants juifs. Le 13 avril 1933, un peu après 9 h, le substitut Josef Hartinger apprend que quatre hommes — Rudolf Benario, Ernst Goldmann, Arthur Kahn et Edwin Kahn — ont été abattus au cours d’une tentative d’évasion au camp de concentration de Dachau, récemment érigé au nord de Munich. Dès son arrivée sur place, Hartinger suspecte une exécution pure et simple. Ces quatre prisonniers politiques ont été sortis des rangs et exécutés parce que juifs. Les morts suspectes de détenus vont ensuite s’accumuler.  Elles sont (très mal) maquillées en suicide ou en tentative d’évasion. À chaque fois, Hartinger se rend sur les lieux avec un médecin légiste, qui procède à une autopsie (ce dernier subira de nombreuses tentatives d’intimidation et mourra quelques années plus tard dans d’obscures circonstances). Après plusieurs mois d’enquête, le jeune procureur de 39 ans finit par réunir des preuves accablantes contre la direction du camp. Mais alors qu’il est sur le point de soumettre son dossier, son supérieur, qui l’a pourtant soutenu depuis le début, prend peur et refuse de signer, préférant en référer dans un premier temps à la chancellerie, qui étouffe bien entendu l’affaire. Si le dossier avait été instruit, l’administration du camp aurait été condamnée, Dachau fermé, et le scandale engendré aurait considérablement affaibli le parti nazi, qui avait encore besoin du soutien de la communauté internationale. Ce n’est qu’à la fin de la guerre que le dossier sera enfin réouvert. Josef Hartinger a longtemps refusé de témoigner sur son combat juridique contre les nazis. Mais en 1984, à 91 ans, il accepte de se faire enregistrer pour un projet d’archives du gouvernement allemand.

Ce livre est classé dans les catégories :

16,99 €
?

Ebook protégé par filigrane

L’éditeur de ce livre a choisi de protéger ce fichier par filigrane (ou watermarking). Ce filigrane permet de relier le fichier à son propriétaire via l’apposition d’un filigrane visible ou invisible sur le fichier.

Vérifier la compatibilité de vos supports

Vous aimerez aussi

Fiche détaillée de “Les premières victimes de Hitler. En quête de justice”

Fiche technique

Résumé

Les premières victimes de Hitler est le récit d’une enquête tirée du dossier d’instruction constitué par le substitut du procureur de Munich, Josef Hartinger, cité comme pièce à conviction par le commandant Warren F. Farr pendant le Procès de Nuremberg pour démontrer la responsabilité collective des SS dans l’Holocauste. Comme l’a indiqué le commandant, juriste formé à Harvard, pendant le procès : "Ce n’étaient pas des crimes sporadiques commis par des individus irresponsables, mais une politique calculée et bien définie, politique qui découlait nécessairement de la philosophie SS et qui fut appliquée dès la création des camps." L’enquête de Josef Hartinger montre précisément que dès l’ouverture de Dachau, en 1933, alors que l’Allemagne était encore officiellement un république, les nazis mettaient déjà en place une politique d’extermination systématique des ressortissants juifs. Le 13 avril 1933, un peu après 9 h, le substitut Josef Hartinger apprend que quatre hommes — Rudolf Benario, Ernst Goldmann, Arthur Kahn et Edwin Kahn — ont été abattus au cours d’une tentative d’évasion au camp de concentration de Dachau, récemment érigé au nord de Munich. Dès son arrivée sur place, Hartinger suspecte une exécution pure et simple. Ces quatre prisonniers politiques ont été sortis des rangs et exécutés parce que juifs. Les morts suspectes de détenus vont ensuite s’accumuler.  Elles sont (très mal) maquillées en suicide ou en tentative d’évasion. À chaque fois, Hartinger se rend sur les lieux avec un médecin légiste, qui procède à une autopsie (ce dernier subira de nombreuses tentatives d’intimidation et mourra quelques années plus tard dans d’obscures circonstances). Après plusieurs mois d’enquête, le jeune procureur de 39 ans finit par réunir des preuves accablantes contre la direction du camp. Mais alors qu’il est sur le point de soumettre son dossier, son supérieur, qui l’a pourtant soutenu depuis le début, prend peur et refuse de signer, préférant en référer dans un premier temps à la chancellerie, qui étouffe bien entendu l’affaire. Si le dossier avait été instruit, l’administration du camp aurait été condamnée, Dachau fermé, et le scandale engendré aurait considérablement affaibli le parti nazi, qui avait encore besoin du soutien de la communauté internationale. Ce n’est qu’à la fin de la guerre que le dossier sera enfin réouvert. Josef Hartinger a longtemps refusé de témoigner sur son combat juridique contre les nazis. Mais en 1984, à 91 ans, il accepte de se faire enregistrer pour un projet d’archives du gouvernement allemand.

Biographie de Timothy W. Ryback

Historien de formation et ancien journaliste, Timothy W. Ryback est le secrétaire général adjoint de l’Académie diplomatique internationale basée à Paris et le cofondateur de l’Institut pour la justice et la réconciliation historique à La Haye. Il a notamment publié Dans la bibliothèque privée d’Hitler (Le Cherche Midi, 2009), traduit dans plus de vingt pays.

Avis des internautes


Aucun commentaire n'a été posté sur ce livre.

Ajouter votre commentaire