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Les vrais mystères de Paris


Eugène François Vidocq (1775-1857)

"Deux hommes, misérablement vêtus, rôdaient depuis quelques instants autour du pavillon des gardes. Avec la nuit, le froid était devenu plus vif et avait converti en brillants stalactites chaque goutte de pluie qui s'était arrêtée sur les rameaux dépouillés.

Il n'apparaissait pas de lumière à l'intérieur. Les deux hommes qui marchaient près l'un de l'autre s'arrêtèrent au même instant, comme s'ils avaient obéi à la même pensée. Tout était calme autour d'eux ; seulement à de rares intervalles, on entendait retentir le son aigu du sifflet des conducteurs de wagons, ou les aboiements du chien de garde de quelque ferme isolée.

– Tu le vois, je ne me suis pas trompé, dit à voix basse à son compagnon l'un de ces deux hommes, la taule(1) n'est pas habitée.

– C'est bien, il ne s'agit plus que d'enquiller(2). Tu as les halènes(3) ?

– Comme tu dis, Fifi.


Célèbre bagnard qui devint chef de la police de sûreté (considéré même comme le père de la police judiciaire, par certains), il écrit les "vrais mystères de Paris" suite aux "mystères de Paris" d'Eugène Sue. Vidocq reprochait à Sue de ne pas être allé au bout des choses. Un véritable voyage au pays de la pègre !


Ce roman fut édité en 1844.

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Fiche détaillée de “Les vrais mystères de Paris”

Fiche technique

Résumé

Eugène François Vidocq (1775-1857)

"Deux hommes, misérablement vêtus, rôdaient depuis quelques instants autour du pavillon des gardes. Avec la nuit, le froid était devenu plus vif et avait converti en brillants stalactites chaque goutte de pluie qui s'était arrêtée sur les rameaux dépouillés.

Il n'apparaissait pas de lumière à l'intérieur. Les deux hommes qui marchaient près l'un de l'autre s'arrêtèrent au même instant, comme s'ils avaient obéi à la même pensée. Tout était calme autour d'eux ; seulement à de rares intervalles, on entendait retentir le son aigu du sifflet des conducteurs de wagons, ou les aboiements du chien de garde de quelque ferme isolée.

– Tu le vois, je ne me suis pas trompé, dit à voix basse à son compagnon l'un de ces deux hommes, la taule(1) n'est pas habitée.

– C'est bien, il ne s'agit plus que d'enquiller(2). Tu as les halènes(3) ?

– Comme tu dis, Fifi.


Célèbre bagnard qui devint chef de la police de sûreté (considéré même comme le père de la police judiciaire, par certains), il écrit les "vrais mystères de Paris" suite aux "mystères de Paris" d'Eugène Sue. Vidocq reprochait à Sue de ne pas être allé au bout des choses. Un véritable voyage au pays de la pègre !


Ce roman fut édité en 1844.

Biographie d’Eugène-François Vidocq

Eugène-François Vidocq (1775 - 1857) fut tour à tour délinquant, bagnard, puis policier et enfin détective privé. Forçat évadé du bagne, il devient chef de la "brigade de sûreté". À la tête de cette brigade, d'abord officieuse et qui devient par la suite le service de sûreté de la préfecture de police de Paris, ancêtre de la direction régionale de la policie judiciaire, il est le père de la police judiciaire. Il est également le fondateur de la toute première agence de détectives privés de l'histoire. Ses Mémoires ont été publiées en quatre volumes.

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