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Lettre ouverte à mon grand-père qui avait le tort d'avoir raison


« Je l’ai toujours su, au fond de moi, qu’il avait raison. Mais, lui-même, de le savoir, ça lui déplaisait, ça l’agaçait. Il n’aimait pas cette idée. Il parlait peu. Il n’écoutait que d’une seule oreille. Juste pour ne pas manquer – si elle venait un jour – la démonstration qu’il avait tout faux. Et je crois bien qu’il avait sacrément raison. C’est ça qui lui gâchait la vie. Rien n’est plus incommodant que d’avoir l’air de détenir la vérité, surtout lorsque l’on a du bon sens à revendre, de la belle malice cachée et du caractère. Que le mot bonheur soit synonyme de hasard et que le mot progrès n’ait aucun sens s’il n’est pas le progrès dans l’homme et non à son usage, grand-père l’avait compris. De même qu’il ne croyait pas à la victoire du mode pluriel sur le mode singulier, ni à la suprématie du droit sur le devoir ou à l’exercice de la liberté sans la responsabilité. En douce, à l’âge tendre, avec une grande économie de phrases et une bonté lucide, il m’a mis tout cela dans la tête. Et à sa mort, trop tôt venue, il m’a légué sa canne pour marcher droit. Aujourd’hui, je lui adresse cette lettre ouverte. Pour lui dire merci. » M.J.

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Fiche détaillée de “Lettre ouverte à mon grand-père qui avait le tort d'avoir raison”

Fiche technique

Résumé

« Je l’ai toujours su, au fond de moi, qu’il avait raison. Mais, lui-même, de le savoir, ça lui déplaisait, ça l’agaçait. Il n’aimait pas cette idée. Il parlait peu. Il n’écoutait que d’une seule oreille. Juste pour ne pas manquer – si elle venait un jour – la démonstration qu’il avait tout faux. Et je crois bien qu’il avait sacrément raison. C’est ça qui lui gâchait la vie. Rien n’est plus incommodant que d’avoir l’air de détenir la vérité, surtout lorsque l’on a du bon sens à revendre, de la belle malice cachée et du caractère. Que le mot bonheur soit synonyme de hasard et que le mot progrès n’ait aucun sens s’il n’est pas le progrès dans l’homme et non à son usage, grand-père l’avait compris. De même qu’il ne croyait pas à la victoire du mode pluriel sur le mode singulier, ni à la suprématie du droit sur le devoir ou à l’exercice de la liberté sans la responsabilité. En douce, à l’âge tendre, avec une grande économie de phrases et une bonté lucide, il m’a mis tout cela dans la tête. Et à sa mort, trop tôt venue, il m’a légué sa canne pour marcher droit. Aujourd’hui, je lui adresse cette lettre ouverte. Pour lui dire merci. » M.J.

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