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Lettre ouverte aux assassins de l'école libre


Messieurs de la Gauche, votre obsession a toujours été d’assassiner l’enseignement catholique en France. Depuis Jules Ferry, vous le guettez, hachoir en main. Qui donc nous accuse, nous, les catholiques, de « ranimer la guerre scolaire » ? Mais cette guerre est un fait brutal qui n’a jamais cessé ! N’avons-nous pas été sans relâche assaillis, tout au long des dernières cent années, par le sectarisme de la venimeuse Laïque ? Aujourd’hui, c’est la Fédération de l’Éducation nationale (F.E.N.) et bien d’autres instances de notre régime totalitaire qui veulent la peau de l’École libre — c’est M. Mexandeau, le compère de M. François Mitterrand, qui a médité longuement l’acte de mort — c’est M. Savary, ministre en exercice et bourreau de service, qui doit proposer à la condamnée les instruments de son supplice. Car enfin, n’en doutez pas ! Les décisions ont été prises une fois pour toutes ; le procès de l’enseignement catholique est fait — sans que l’on ait même voulu consulter les avocats. Des négociations ? Trompe-l’œil et attrape-nigauds. La guillotine est prête, avec son couperet. Cette « Lettre ouverte », en apporte la preuve. Alors, Messieurs les socialo-communistes, je vous le dis solennellement : prenez garde ! Nous n’acceptons rien de vous — ni vos décisions, ni vos interdits, ni vos grossièretés de voyous de tribune, ni vos lois. Votre majorité n’englobe déjà plus, tant s’en faut, la majorité des Français, et votre régime est devenu parfaitement illégitime. Réfléchissez bien. Nos libertés, avec l’École libre qui en est la première et la plus inviolable expression, nous saurons les défendre « par tous les moyens, même légaux ». Craignez certaines colères, qui viennent de loin — je veux dire : des tripes même de ce peuple dont vous autres, bourgeois, conventionnels de pacotille, vous ignorez l’âme. Et prenez le temps de méditer, dans vos têtes farcies de haine recuite, l’ironie terrible de l’un de vos grands ancêtres, Danton, qui nous semble aujourd’hui d’une brûlante actualité : « Ce ne sont pas toujours les mêmes têtes qui tombent ! » Michel de Saint Pierre

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Résumé

Messieurs de la Gauche, votre obsession a toujours été d’assassiner l’enseignement catholique en France. Depuis Jules Ferry, vous le guettez, hachoir en main. Qui donc nous accuse, nous, les catholiques, de « ranimer la guerre scolaire » ? Mais cette guerre est un fait brutal qui n’a jamais cessé ! N’avons-nous pas été sans relâche assaillis, tout au long des dernières cent années, par le sectarisme de la venimeuse Laïque ? Aujourd’hui, c’est la Fédération de l’Éducation nationale (F.E.N.) et bien d’autres instances de notre régime totalitaire qui veulent la peau de l’École libre — c’est M. Mexandeau, le compère de M. François Mitterrand, qui a médité longuement l’acte de mort — c’est M. Savary, ministre en exercice et bourreau de service, qui doit proposer à la condamnée les instruments de son supplice. Car enfin, n’en doutez pas ! Les décisions ont été prises une fois pour toutes ; le procès de l’enseignement catholique est fait — sans que l’on ait même voulu consulter les avocats. Des négociations ? Trompe-l’œil et attrape-nigauds. La guillotine est prête, avec son couperet. Cette « Lettre ouverte », en apporte la preuve. Alors, Messieurs les socialo-communistes, je vous le dis solennellement : prenez garde ! Nous n’acceptons rien de vous — ni vos décisions, ni vos interdits, ni vos grossièretés de voyous de tribune, ni vos lois. Votre majorité n’englobe déjà plus, tant s’en faut, la majorité des Français, et votre régime est devenu parfaitement illégitime. Réfléchissez bien. Nos libertés, avec l’École libre qui en est la première et la plus inviolable expression, nous saurons les défendre « par tous les moyens, même légaux ». Craignez certaines colères, qui viennent de loin — je veux dire : des tripes même de ce peuple dont vous autres, bourgeois, conventionnels de pacotille, vous ignorez l’âme. Et prenez le temps de méditer, dans vos têtes farcies de haine recuite, l’ironie terrible de l’un de vos grands ancêtres, Danton, qui nous semble aujourd’hui d’une brûlante actualité : « Ce ne sont pas toujours les mêmes têtes qui tombent ! » Michel de Saint Pierre

Biographie de Michel de Saint-Pierre

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