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Lettres en forêt urbaine


Résumé Que serait Montréal sans la souveraineté de ses arbres ? L’arbre est politique. Bertrand Laverdure sait parler aux arbres. Sans eux, les femmes et les hommes perdraient leur chemin et leur cœur. Une musique infinie, un vertige, un piano, ou une danse projette sa lumière sur la ville. Que serait Montréal sans ce peuple vertical qui enseigne la douceur, l’espoir et l’humilité. Extrait du prologue « Écrire aux arbres, c’est écrire au temps, à la durée concrète, c’est échanger aussi avec le plus vieux réseaux de communication au monde. Les arbres et leurs « hyperracines » existent depuis plus de trois cents millions d’années, le world wide web n’a plus ou moins que cinquante ans et n’est qu’une métaphore inspirée de leurs exploits d’adaptation. » Extrait LETTRE AU GRAND SAULE PLEUREUR DORÉ SUR LAFONTAINE COIN MORGAN Cher Skeletor, C’est l’hiver et tu es nu. Tu distribues tes os mous de doigts noueux autour de ton tronc de vieux printemps. Squelette marin, créature des profondeurs, tu fais claquer le froid sur ton instrument à fanons. Paisible comme une descente en apnée dans un gouffre bleu, tu assombris les circulaires. Tes baguettes couleur safran flattent mes rêveries. Tu es la vigie d’un ruisseau mort. L'auteur Bertrand Laverdure vit à Montréal. Il a publié plus d’une quinzaine de livres et participé à plusieurs spectacles littéraires. Il a été Poète de la Cité entre 2015 et 2017. Il a publié chez Mémoire d'encrier Comment enseigner la mort à un robot?, (2015).

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Fiche détaillée de “Lettres en forêt urbaine”

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Résumé

Résumé Que serait Montréal sans la souveraineté de ses arbres ? L’arbre est politique. Bertrand Laverdure sait parler aux arbres. Sans eux, les femmes et les hommes perdraient leur chemin et leur cœur. Une musique infinie, un vertige, un piano, ou une danse projette sa lumière sur la ville. Que serait Montréal sans ce peuple vertical qui enseigne la douceur, l’espoir et l’humilité. Extrait du prologue « Écrire aux arbres, c’est écrire au temps, à la durée concrète, c’est échanger aussi avec le plus vieux réseaux de communication au monde. Les arbres et leurs « hyperracines » existent depuis plus de trois cents millions d’années, le world wide web n’a plus ou moins que cinquante ans et n’est qu’une métaphore inspirée de leurs exploits d’adaptation. » Extrait LETTRE AU GRAND SAULE PLEUREUR DORÉ SUR LAFONTAINE COIN MORGAN Cher Skeletor, C’est l’hiver et tu es nu. Tu distribues tes os mous de doigts noueux autour de ton tronc de vieux printemps. Squelette marin, créature des profondeurs, tu fais claquer le froid sur ton instrument à fanons. Paisible comme une descente en apnée dans un gouffre bleu, tu assombris les circulaires. Tes baguettes couleur safran flattent mes rêveries. Tu es la vigie d’un ruisseau mort. L'auteur Bertrand Laverdure vit à Montréal. Il a publié plus d’une quinzaine de livres et participé à plusieurs spectacles littéraires. Il a été Poète de la Cité entre 2015 et 2017. Il a publié chez Mémoire d'encrier Comment enseigner la mort à un robot?, (2015).

Biographie de Bertrand Laverdure

Né en 1967, Bertrand Laverdure est poète, romancier, performeur, blogueur, « technicien coiffeur », recherchiste et chroniqueur pour l’émission littéraire Tout le monde tout lu! à MAtv. Il s'intéresse à la multidisciplinarité en littérature. En poésie, il a notamment publié Rires (Noroît 2004), Sept et demi (Le Quartanier, 2007) et Rapport de stage en milieu humain (Triptyque,2014). Ses romans, dont Gomme de xanthane (Triptyque, 2006), Lectodôme (Quartanier, 2008), J’invente la piscine (roman pour adolescents, La courte échelle, 2010), ainsi que Bureau universel des copyrights (La Peuplade,2011), ont tous reçu un accueil critique chaleureux. Il a participé à plusieurs collectifs d’auteurs, dont Être un héros (La courte échelle, 2011), deux collectifs au Quartanier et à Bienvenue aux dames (VLB, 2014). La traduction en anglais de Bureau universel des copyrights est parue chez Bookthug à Toronto en octobre 2014. Il a obtenu le prix Joseph S. Stauffer, décerné par le Conseil des arts du Canada, en 1999. Il a également reçu le prix Rina-Lasnier en 2003 pour son recueil Les forêts (Noroît, 2000), recueil qui fut aussi retenu comme finaliste au prix Émile-Nelligan en 2000. Son livre Audioguide (Noroît, 2002), a aussi été en nomination pour le Grand Prix du Festival international de Poésie de Trois-Rivières en 2003.

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