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Lire, choisir, écrire - La vulgarisation des savoir du Moyen Âge à la Renaissance


L'analyse du livre scientifique, conduite dans le cadre du programme de recherche « Le livre scientifique: définition et émergence d'un genre – 1450-1850 », a fait émerger une interrogation sur la notion de vulgarisation, au cours de la longue période du Moyen Âge et de la Renaissance. L'idée de vulgarisation reste en effet, à ces époques, peu explorée ; quand elle l’est, c’est souvent de manière fragmentaire, en liaison avec un temps, une discipline ou un genre donnés. Or elle pose de nombreux problèmes ; on peut s’interroger sur la nature même de la vulgarisation, sur la pertinence du concept et du mot appliqués au Moyen Âge et à la Renaissance: est-elle la continuité naturelle de la science, son miroir, ou donne-t-elle naissance à un savoir différent, autonome ? Est-elle un genre, une forme, ou peut-elle prendre des formes variées ? Est-ce que des critères comme la simplification, le choix de la langue, l’illustration, le lectorat, sont pertinents ? Et le sont-ils toujours ? S’est également posée la question du vulgarisateur, ce troisième homme qui, sous l’aile des autorités, commence lui-même par lire, puis choisit, sélectionne, élimine, compile et, pour finir, modifie, réécrit. La vulgarisation entre-t-elle alors dans le champ de la création, comme une variation musicale sur la matière scientifique ?
Deux journées d’étude, à Bordeaux en 2007 puis à Paris en 2008, ont permis à des chercheurs des deux périodes de se confronter à la diversité et la difficulté de ces questions: ce livre est le fruit de leurs travaux. Il se donne pour but de réfléchir à la notion, complexe car multiforme, de vulgarisation, à son statut, ses réalisations et ses applications du Moyen Âge à la Renaissance, sans l’attacher précisément ni à un genre donné, ni à une période limitée, ni à un type de savoir.

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Fiche technique

Résumé

L'analyse du livre scientifique, conduite dans le cadre du programme de recherche « Le livre scientifique: définition et émergence d'un genre – 1450-1850 », a fait émerger une interrogation sur la notion de vulgarisation, au cours de la longue période du Moyen Âge et de la Renaissance. L'idée de vulgarisation reste en effet, à ces époques, peu explorée ; quand elle l’est, c’est souvent de manière fragmentaire, en liaison avec un temps, une discipline ou un genre donnés. Or elle pose de nombreux problèmes ; on peut s’interroger sur la nature même de la vulgarisation, sur la pertinence du concept et du mot appliqués au Moyen Âge et à la Renaissance: est-elle la continuité naturelle de la science, son miroir, ou donne-t-elle naissance à un savoir différent, autonome ? Est-elle un genre, une forme, ou peut-elle prendre des formes variées ? Est-ce que des critères comme la simplification, le choix de la langue, l’illustration, le lectorat, sont pertinents ? Et le sont-ils toujours ? S’est également posée la question du vulgarisateur, ce troisième homme qui, sous l’aile des autorités, commence lui-même par lire, puis choisit, sélectionne, élimine, compile et, pour finir, modifie, réécrit. La vulgarisation entre-t-elle alors dans le champ de la création, comme une variation musicale sur la matière scientifique ?
Deux journées d’étude, à Bordeaux en 2007 puis à Paris en 2008, ont permis à des chercheurs des deux périodes de se confronter à la diversité et la difficulté de ces questions: ce livre est le fruit de leurs travaux. Il se donne pour but de réfléchir à la notion, complexe car multiforme, de vulgarisation, à son statut, ses réalisations et ses applications du Moyen Âge à la Renaissance, sans l’attacher précisément ni à un genre donné, ni à une période limitée, ni à un type de savoir.

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