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Mémoire du mal Tentation du bien


Sur le siècle du totalitarisme, voici un essai majeur qui s'inscrit dans la lignée des livres de François Furet et Jean-François Revel.


Que faut-il retenir du XXe siècle, quels enseignements doit-on en tirer ? Il s'est achevé par une forme d'action politique à première vue inédite : les "guerres éthiques", conduites en Irak et en Yougoslavie par les pays occidentaux qui n'emploient que des bombes "à caractère humanitaire" (Václav Havel). Nous croyons avoir bien compris le passé depuis que le mal a été clairement identifié: le totalitarisme, symbolisé pour nous par le camp d'extermination nazi et le goulag communiste. Mais la démocratie est-elle toujours un bien ? ou devons-nous penser, avec le grand Vassili Grossman, que "là ou se lève l'aube du bien, des enfants et des vieillards périssent, le sang coule" ? Se souvenir du mal passé ne suffit pas pour empêcher les errements présents. La mémoire n'est pas toujours, et intrinsèquement, une bonne chose, ni l'oubli une malédiction. Ce n'est pas en nous prenant pour l'incarnation du bien, en donnant des leçons de morale à nos concitoyens comme aux pays étrangers que nous échappons au mal. On doit résister à cette tentation tout en continuant à défendre la liberté de l'individu et l'amour des hommes. Dans une réflexion exigeante sur le siècle, depuis la naissance des totalitarismes jusqu'à la guerre du Kosovo, en passant par la bombe atomique d'Hiroshima, Tzvetan Todorov s'interroge sur le sens de cette histoire tragique. Il éclaire l'opposition entre régimes démocratiques et totalitaires, aussi entre communisme et nazisme, avant d'analyser les abus les plus courants de la mémoire. Il nous met aussi en garde contre les dérives menaçant la démocratie. Ce siècle des ténèbres est traversé par quelques sillons lumineux, hommes et femmes exemplaires qui, confrontés avec les totalitarismes, ont su précisément combattre le mal sans se prendre pour une incarnation du bien. Leurs portraits ponctuent le livre : Vassili Grossman et Margarete Buber-Neumann, David Rousset et Primo Levi, Romain Gary et Germaine Tillion.

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Fiche détaillée de “Mémoire du mal Tentation du bien”

Fiche technique

  • Auteur : Tzvetan TODOROV
  • Éditeur : Robert Laffont
  • Date de parution : 16/05/12
  • EAN : 9782221121689
  • Format : ePub
  • Protection : Contenu protégé

Résumé

Sur le siècle du totalitarisme, voici un essai majeur qui s'inscrit dans la lignée des livres de François Furet et Jean-François Revel.


Que faut-il retenir du XXe siècle, quels enseignements doit-on en tirer ? Il s'est achevé par une forme d'action politique à première vue inédite : les "guerres éthiques", conduites en Irak et en Yougoslavie par les pays occidentaux qui n'emploient que des bombes "à caractère humanitaire" (Václav Havel). Nous croyons avoir bien compris le passé depuis que le mal a été clairement identifié: le totalitarisme, symbolisé pour nous par le camp d'extermination nazi et le goulag communiste. Mais la démocratie est-elle toujours un bien ? ou devons-nous penser, avec le grand Vassili Grossman, que "là ou se lève l'aube du bien, des enfants et des vieillards périssent, le sang coule" ? Se souvenir du mal passé ne suffit pas pour empêcher les errements présents. La mémoire n'est pas toujours, et intrinsèquement, une bonne chose, ni l'oubli une malédiction. Ce n'est pas en nous prenant pour l'incarnation du bien, en donnant des leçons de morale à nos concitoyens comme aux pays étrangers que nous échappons au mal. On doit résister à cette tentation tout en continuant à défendre la liberté de l'individu et l'amour des hommes. Dans une réflexion exigeante sur le siècle, depuis la naissance des totalitarismes jusqu'à la guerre du Kosovo, en passant par la bombe atomique d'Hiroshima, Tzvetan Todorov s'interroge sur le sens de cette histoire tragique. Il éclaire l'opposition entre régimes démocratiques et totalitaires, aussi entre communisme et nazisme, avant d'analyser les abus les plus courants de la mémoire. Il nous met aussi en garde contre les dérives menaçant la démocratie. Ce siècle des ténèbres est traversé par quelques sillons lumineux, hommes et femmes exemplaires qui, confrontés avec les totalitarismes, ont su précisément combattre le mal sans se prendre pour une incarnation du bien. Leurs portraits ponctuent le livre : Vassili Grossman et Margarete Buber-Neumann, David Rousset et Primo Levi, Romain Gary et Germaine Tillion.

Biographie de Tzvetan TODOROV

​Critique, historien et philosophe, universitaire mondialement reconnu, ayant enseigné dans les plus grandes universités en France et aux États-Unis, Tzvetan Todorov était directeur de recherche honoraire au CNRS. Il est né à Sofia (Bulgarie) en 1939 et a habité en France à partir de 1963. Il est l'auteur d'une trentaine de livres consacrés à l'analyse des œuvres et des sociétés, ainsi qu'à l'histoire des idées. Il a été professeur invité dans les universités américaines de Yale, Columbia, Berkeley et Harvard. En 2008, son œuvre a été couronnée par le prestigieux prix Prince des Asturies. Il est mort le 7 février 2017.

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