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Messieurs les ronds-de-cuir


♦ Cet ebook bénéficie d’une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique. ♦

Ce magnifique tableau-roman de Georges Courteline vous plongera au coeur des turpitudes de l'administration grâce à une série de portraits caustiques et truculents ayant pour fond une simple intrigue : les démarches d’un conservateur de musée pour entrer en possession du legs d'un certain Quibolle.

L’auteur nous offre ici une satire sociale et morale qui reste d’actualité tant elle dépeint avec clarté la nature humaine et l’absurdité du système bureaucratique français.

Vous passerez un moment agréable de lecture avec ce texte qui ne manquera pas de vous rappeler vos propres expériences avec l’administration.

EXTRAIT : « Il avait, quand il s’y mettait, la verve facile et féroce.

Cinq minutes, il ne tarit pas ; la présence de son amie éveillant en lui des coquetteries de jeune coq qui parade devant la poulette favorite. Sa recherche à se montrer spirituel l’amenait à l’être tout de bon, et une pointe de canaillerie faubourienne pimentait insensiblement l’amusement de ce qu’il disait.

– Tu vas voir, c’est très curieux. Les uns (ce sont les rédacteurs) rédigent des lettres qui ne signifient rien ; et les autres (ce sont les expéditionnaires) les recopient. Là-dessus arrivent les commis d’ordre, lesquels timbrent de bleu les pièces du dossier, enregistrent les expéditions, et envoient le tout à des gens qui n’en lisent pas le premier mot. Voilà. Le personnel des bureaux coûte plusieurs centaines de millions à l’État.

– C’est pour rien, fit Gabrielle.

Il appuya :

– Pour rien. Et ça a le précieux avantage d’enrayer la marche d’affaires qui iraient toutes seules sans cela. »

(Quatrième tableau, II)

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Fiche détaillée de “Messieurs les ronds-de-cuir”

Fiche technique

Résumé

♦ Cet ebook bénéficie d’une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique. ♦

Ce magnifique tableau-roman de Georges Courteline vous plongera au coeur des turpitudes de l'administration grâce à une série de portraits caustiques et truculents ayant pour fond une simple intrigue : les démarches d’un conservateur de musée pour entrer en possession du legs d'un certain Quibolle.

L’auteur nous offre ici une satire sociale et morale qui reste d’actualité tant elle dépeint avec clarté la nature humaine et l’absurdité du système bureaucratique français.

Vous passerez un moment agréable de lecture avec ce texte qui ne manquera pas de vous rappeler vos propres expériences avec l’administration.

EXTRAIT : « Il avait, quand il s’y mettait, la verve facile et féroce.

Cinq minutes, il ne tarit pas ; la présence de son amie éveillant en lui des coquetteries de jeune coq qui parade devant la poulette favorite. Sa recherche à se montrer spirituel l’amenait à l’être tout de bon, et une pointe de canaillerie faubourienne pimentait insensiblement l’amusement de ce qu’il disait.

– Tu vas voir, c’est très curieux. Les uns (ce sont les rédacteurs) rédigent des lettres qui ne signifient rien ; et les autres (ce sont les expéditionnaires) les recopient. Là-dessus arrivent les commis d’ordre, lesquels timbrent de bleu les pièces du dossier, enregistrent les expéditions, et envoient le tout à des gens qui n’en lisent pas le premier mot. Voilà. Le personnel des bureaux coûte plusieurs centaines de millions à l’État.

– C’est pour rien, fit Gabrielle.

Il appuya :

– Pour rien. Et ça a le précieux avantage d’enrayer la marche d’affaires qui iraient toutes seules sans cela. »

(Quatrième tableau, II)

Biographie de Georges Courteline

Georges Courteline (1858-1829), observateur plein d'ironie, a souligné à travers ses récits (Le Train de 8h47) et ses comédies (Boubourouche, Messieurs les ronds-de-cuir, Le Commissaire est bon enfant) l'absurdité de la vie bourgeoise.

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