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Normandie-Niémen : 1942-1992

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Vincent Lanata (foreword_by)


Sous l’impulsion du général Valin, la coutume s’était instaurée dans les F.A.F.L. de donner des noms de provinces françaises aux unités aériennes. C’est le commandant Pouliquen qui trouve le nom de “Normandie” pour baptiser le G.C.3. Breton, de Saint-Malo, Pouliquen aurait aimé lui donner le nom de “Bretagne”, mais le nom est déjà pris. Il pense à “Nord”, mais l’état-major des F.A.F.L. refuse ce nom de peur que la fleur de lys ornant le blason de cette province ne choque les Soviétiques. Quant à “Flandres françaises”, cela sonne très mal. Pouliquen opte alors pour “Normandie”. Après accord des membres du groupe et du général Valin, le nom de “Normandie” est définitivement retenu. Par ailleurs, les armoiries de la Normandie : “Deux léopards d’or sur fond de gueules”, “...ça avait vraiment de la gueule !” selon l’expression du général Valin. On adopte alors pour insigne les armoiries de cette province surmontées de l’inscription “Normandie”. Cet insigne connaîtra deux modifications. La première est dictée par les circonstances : lorsque le “Normandie” prend le nom de “Régiment du Niémen” (28 novembre 1944), l’appellation “Normandie” est remplacée par celle de “Normandie-Niémen”. La seconde, réalisée après la fin de la guerre, rajoutera sur les armoiries de la province de Normandie, un éclair d’argent rappelant l’insigne de la 303e Division de chasse soviétique, à laquelle le Régiment “Normandie” fut rattaché pendant les opérations. Les premiers insignes du groupe que l’on appellera affectueusement le “Neu-neu” sont réalisés par les orfèvres des souks de Damas. Par la suite, tous les insignes fabriqués porteront, au verso, un numéro correspondant à celui d’arrivée au groupe de chaque titulaire. C’est le commandant Pouyade qui, en janvier 1944, à son retour d’Alger, décide de donner à chaque escadrille de l’unité le nom d’une ville de Normandie : la première, Rouen ; la deuxième, Le Havre ; la troisième, Cherbourg. Le 18 mars 1944, grâce à l’arrivée de renforts à Toula, une quatrième escadrille peut être constituée : Caen.

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Résumé

Sous l’impulsion du général Valin, la coutume s’était instaurée dans les F.A.F.L. de donner des noms de provinces françaises aux unités aériennes. C’est le commandant Pouliquen qui trouve le nom de “Normandie” pour baptiser le G.C.3. Breton, de Saint-Malo, Pouliquen aurait aimé lui donner le nom de “Bretagne”, mais le nom est déjà pris. Il pense à “Nord”, mais l’état-major des F.A.F.L. refuse ce nom de peur que la fleur de lys ornant le blason de cette province ne choque les Soviétiques. Quant à “Flandres françaises”, cela sonne très mal. Pouliquen opte alors pour “Normandie”. Après accord des membres du groupe et du général Valin, le nom de “Normandie” est définitivement retenu. Par ailleurs, les armoiries de la Normandie : “Deux léopards d’or sur fond de gueules”, “...ça avait vraiment de la gueule !” selon l’expression du général Valin. On adopte alors pour insigne les armoiries de cette province surmontées de l’inscription “Normandie”. Cet insigne connaîtra deux modifications. La première est dictée par les circonstances : lorsque le “Normandie” prend le nom de “Régiment du Niémen” (28 novembre 1944), l’appellation “Normandie” est remplacée par celle de “Normandie-Niémen”. La seconde, réalisée après la fin de la guerre, rajoutera sur les armoiries de la province de Normandie, un éclair d’argent rappelant l’insigne de la 303e Division de chasse soviétique, à laquelle le Régiment “Normandie” fut rattaché pendant les opérations. Les premiers insignes du groupe que l’on appellera affectueusement le “Neu-neu” sont réalisés par les orfèvres des souks de Damas. Par la suite, tous les insignes fabriqués porteront, au verso, un numéro correspondant à celui d’arrivée au groupe de chaque titulaire. C’est le commandant Pouyade qui, en janvier 1944, à son retour d’Alger, décide de donner à chaque escadrille de l’unité le nom d’une ville de Normandie : la première, Rouen ; la deuxième, Le Havre ; la troisième, Cherbourg. Le 18 mars 1944, grâce à l’arrivée de renforts à Toula, une quatrième escadrille peut être constituée : Caen.

Biographie de Service historique de l'Armée de l'air

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