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Oeuvres tome huitième


Concert en fin de saison constitue le second acte du drame aboutissant à l'isolement complet de l'Albanie. Le premier épisode, la querelle avec les communistes russes, après avoir suscité l'espoir d'un rapprochement de l'Albanie et l'Europe, s'acheva par l'option opposée : un éloignement et une séparation encore plus accentués.
Après avoir abondamment évoqué la rupture avec la Chine, ainsi que l'espoir caressé par l'Albanie de revenir dans le concert des nations, cette oeuvre finit en faisant entendre un glas funèbre, celui du complet renfermement au pays sur lui-même.
L'analogie des méfaits du pouvoir avec les crimes shakespeariens, déjà apparente dans le premier volet du diptyque, intitulé L'Hiver de la grande solitude, devient, dans le second, encore plus nette. La "nouvelle version de Macbeth" retraçant les meurtres perpétrés au sommet de la pyramide du pouvoir communiste en est une belle illustration.
Notations tragiques et grotesques, entremêlées ici comme elles l'ont rarement été dans les autres écrits de Kadaré, ajoutent à la puissance d'évocation de ce livre dont on a pu dire qu'il offrait une sorte de vision "en contrechamp" du communisme.

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Résumé

Concert en fin de saison constitue le second acte du drame aboutissant à l'isolement complet de l'Albanie. Le premier épisode, la querelle avec les communistes russes, après avoir suscité l'espoir d'un rapprochement de l'Albanie et l'Europe, s'acheva par l'option opposée : un éloignement et une séparation encore plus accentués.
Après avoir abondamment évoqué la rupture avec la Chine, ainsi que l'espoir caressé par l'Albanie de revenir dans le concert des nations, cette oeuvre finit en faisant entendre un glas funèbre, celui du complet renfermement au pays sur lui-même.
L'analogie des méfaits du pouvoir avec les crimes shakespeariens, déjà apparente dans le premier volet du diptyque, intitulé L'Hiver de la grande solitude, devient, dans le second, encore plus nette. La "nouvelle version de Macbeth" retraçant les meurtres perpétrés au sommet de la pyramide du pouvoir communiste en est une belle illustration.
Notations tragiques et grotesques, entremêlées ici comme elles l'ont rarement été dans les autres écrits de Kadaré, ajoutent à la puissance d'évocation de ce livre dont on a pu dire qu'il offrait une sorte de vision "en contrechamp" du communisme.

Biographie d’Ismail Kadaré

Ismail Kadaré est né en 1936 à Gjirokastër, dans le sud de l'Albanie.Il parachève à Moscou, à l'institut Gorki, pépinière d'auteurs et de critiques, des études commencées à la faculté des Lettres de Tirana. De retour dans son pays après la rupture avec l'Union soviétique (1960), il se lance dans le journalisme et publie simultanément ses premiers poèmes. II écrit ensuite une nouvelle, qu'il remanie plusieurs fois, et qui finira par devenir son premier roman publié, Le Général de l'armée morte, celui aussi qui le fera connaître en Albanie.Il devient alors écrivain à temps complet ". Parallèlement, il dirige la revue littéraire Les Lettres albanaises (publiée simultanément en français). Ayant rompu avec le régime de Tirana, Ismail Kadaré obtient l'asile politique en France en octobre 1990. Depuis quelques années, il vit entre la France et l'Albanie. Son oeuvre, publiée aux Éditions Fayard, est composée de romans, de récits, de recueils de nouvelles, d'un recueil  de poésie et d'une pièce de théâtre. Sont aussi parus les douze volumes de ses Oeuvres complètes. Ismail Kadaré est considéré depuis quelques années comme l'un des plus grands écrivains de notre temps. Son oeuvre est traduite dans une quarantaine de pays.DistinctionsIsmail Kadaré a été élu membre associé étranger de l'Académie des Sciences morales et politiques au siège de Karl Popper en 1996.Il a reçu, en 1993, le prix Méditerranée-Etranger pour La Pyramide.Il s'est vu décerner, en juin 2005, le Man Booker International Prize parmi une sélection d'écrivains mondialement célèbres, parmi lesquels  Saul Bellow, Gabriel Garcia Marquez, Günter Grass, Milan Kundera, Naguib Mahfouz et Kenzaburo Oe.Il a reçu, en 2009, le prix Prince des Asturies des Lettres pour l'ensemble de son oeuvre.© Photo : J. Foley / OPALE / Editions Fayard"

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