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Paris mafia


Haut fonctionnaire de l'Intérieur, puis du Trésor, détaché à la Mairie de Paris, Georges Quémar, au travers du récit de sa carrière, témoigne d'un quart de siècle de gestion de la capitale. Successivement aux Finances, à la Construction, puis directeur des Affaires scolaires, enfin directeur général chargé de l'Administration générale (responsable de l'ensemble du personnel, soit quelque 40 000 agents), il a été, pour finir, arrêté et jugé pour complicité de trafic d'influence à la suite de ce qu'il estime être un coup monté. Victime d'un règlement de comptes interne à la Mairie et au RPR, il dénonce à son tour les pratiques illicites qui, selon lui, sont le lot quotidien de la Mairie de Paris depuis qu'elle a servi à Jacques Chirac de tête de pont pour conquérir l'Élysée, puis à son successeur, Jean Tiberi, de pré carré pour gérer la Ville de Paris à l'image d'un village corse... Et de rappeler les appartements de complaisance, le trucage des listes électorales et, surtout, les emplois fictifs, aux frais des contribuables, de toute une clientèle de privilégiés du gouvernement de la faveur... Le 22 février 1998, devant le Conseil de Paris, des échanges d'une rare vivacité concluent le rappel édifiant des turpitudes de la municipalité. Le sénateur socialiste et conseiller de Paris, Bertrand Delanoë, répond à Jean Tiberi qui l'accusait d'insulter Paris en mettant en cause la moralité politique du premier magistrat de la capitale : Qui insulte Paris ? Sans agressivité aucune, je voudrais simplement vous rappeler que, pour ma part, je n'ai jamais logé de proches dans le parc social de la Ville, jamais engagé de frais somptuaires aux dépens du contribuable, ni jamais été concerné par quelque intervention héliportée que ce soit, destinée à éviter la mise en examen d'une personne chère... N'importe quel contribuable parisien pourrait reprendre ces propos à son compte, conclut Georges Quémar. Ils dénoncent des méthodes et des procédés dignes d'une république bananière, émanant d'une caste sûre de son impunité, que de tels agissements disqualifient. Ce sont ces mœurs que l'opinion entend censurer.

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Résumé

Haut fonctionnaire de l'Intérieur, puis du Trésor, détaché à la Mairie de Paris, Georges Quémar, au travers du récit de sa carrière, témoigne d'un quart de siècle de gestion de la capitale. Successivement aux Finances, à la Construction, puis directeur des Affaires scolaires, enfin directeur général chargé de l'Administration générale (responsable de l'ensemble du personnel, soit quelque 40 000 agents), il a été, pour finir, arrêté et jugé pour complicité de trafic d'influence à la suite de ce qu'il estime être un coup monté. Victime d'un règlement de comptes interne à la Mairie et au RPR, il dénonce à son tour les pratiques illicites qui, selon lui, sont le lot quotidien de la Mairie de Paris depuis qu'elle a servi à Jacques Chirac de tête de pont pour conquérir l'Élysée, puis à son successeur, Jean Tiberi, de pré carré pour gérer la Ville de Paris à l'image d'un village corse... Et de rappeler les appartements de complaisance, le trucage des listes électorales et, surtout, les emplois fictifs, aux frais des contribuables, de toute une clientèle de privilégiés du gouvernement de la faveur... Le 22 février 1998, devant le Conseil de Paris, des échanges d'une rare vivacité concluent le rappel édifiant des turpitudes de la municipalité. Le sénateur socialiste et conseiller de Paris, Bertrand Delanoë, répond à Jean Tiberi qui l'accusait d'insulter Paris en mettant en cause la moralité politique du premier magistrat de la capitale : Qui insulte Paris ? Sans agressivité aucune, je voudrais simplement vous rappeler que, pour ma part, je n'ai jamais logé de proches dans le parc social de la Ville, jamais engagé de frais somptuaires aux dépens du contribuable, ni jamais été concerné par quelque intervention héliportée que ce soit, destinée à éviter la mise en examen d'une personne chère... N'importe quel contribuable parisien pourrait reprendre ces propos à son compte, conclut Georges Quémar. Ils dénoncent des méthodes et des procédés dignes d'une république bananière, émanant d'une caste sûre de son impunité, que de tels agissements disqualifient. Ce sont ces mœurs que l'opinion entend censurer.

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