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Paroles d'innocents


« C’est à huit ans que j’ai découvert que mon père n’était pas mort, comme on me l’avait toujours dit. Mais qu’il était en prison… J’ai demandé à le voir. On m’a emmené à la Santé. Il y avait une vitre entre lui et moi. Mon père était vivant, et je n’avais même pas le droit de le toucher… Pour moi, Jacques Mesrine était mon père, et pas un bandit… » Comme Bruno Mesrine, tous les enfants que nous avons rencontrés ont en eux ce secret : une enfance placée sous le signe d’un père ou d’une mère hors la loi. Leurs parents ont commencé par être en fuite. Puis leur nom s’est inscrit sur cinq colonnes, à la une des journaux. Sous le patronyme, il y avait la photo. Les enfants des « criminels » ont regardé les gazettes, détourné les yeux, remonté les bretelles de leur cartable, repris le chemin de l’école. Comment ont-ils pu survivre aux regards dérobés, aux doigts accusateurs ? Comment ont-ils vécu les parloirs des prisons où, derrière une vitre sale, ils mimaient parfois l’esquisse d’un baiser ? La mère ou le père repartaient, encadrés de deux gardiens. Les enfants rentraient chez eux, retrouvaient une autre prison, celle de la honte. C’est cette enfance-là qu’ils nous racontent. Aucun d’entre eux n’a renié les parents qui leur ont volé leur jeunesse. Mais aujourd’hui, la parole de ces enfants est un exorcisme.

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Fiche détaillée de “Paroles d'innocents”

Fiche technique

Résumé

« C’est à huit ans que j’ai découvert que mon père n’était pas mort, comme on me l’avait toujours dit. Mais qu’il était en prison… J’ai demandé à le voir. On m’a emmené à la Santé. Il y avait une vitre entre lui et moi. Mon père était vivant, et je n’avais même pas le droit de le toucher… Pour moi, Jacques Mesrine était mon père, et pas un bandit… » Comme Bruno Mesrine, tous les enfants que nous avons rencontrés ont en eux ce secret : une enfance placée sous le signe d’un père ou d’une mère hors la loi. Leurs parents ont commencé par être en fuite. Puis leur nom s’est inscrit sur cinq colonnes, à la une des journaux. Sous le patronyme, il y avait la photo. Les enfants des « criminels » ont regardé les gazettes, détourné les yeux, remonté les bretelles de leur cartable, repris le chemin de l’école. Comment ont-ils pu survivre aux regards dérobés, aux doigts accusateurs ? Comment ont-ils vécu les parloirs des prisons où, derrière une vitre sale, ils mimaient parfois l’esquisse d’un baiser ? La mère ou le père repartaient, encadrés de deux gardiens. Les enfants rentraient chez eux, retrouvaient une autre prison, celle de la honte. C’est cette enfance-là qu’ils nous racontent. Aucun d’entre eux n’a renié les parents qui leur ont volé leur jeunesse. Mais aujourd’hui, la parole de ces enfants est un exorcisme.

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