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Revue des Deux Mondes juin 2014


Vladimir Poutine annexe la Crimée à la Russie sous les yeux interloqués de la communauté internationale. Il lorgne dorénavant l’Ukraine. Depuis Maïdan, les tensions entre Moscou et l’Occident ne cessent de se tendre, donnant à vivre une crise politique majeure entre l’Ouest et l’Est. Que cherche Poutine ? Quelles stratégies adopter ? Quelle diplomatie possible ?

Si le scénario des événements est relativement simple, les origines de la crise sont fort complexes. François Bujon de l’Estang nous aide à y voir clair : sa remarquable synthèse décortique les différentes phases, n’hésitant pas à remonter jusqu’au Moyen Âge pour comprendre les ambiguïtés historiques et géographiques. Dans un entretien, Pierre Hassner et Thomas Gomart apportent des éclairages sur la personnalité, les ambitions et les calculs de Poutine : l’homme n’est peut-être pas machiavélique, expliquent-ils, mais il a, en lui, quelque chose de machiavélien. Nous le comprenons d’autant plus avec Jean-Yves Boriaud, professeur de littérature latine, qui profite du cinq-centième anniversaire du Prince pour rappeler les perspectives de l’oeuvre : Machiavel s’efforce de donner dans son livre des conseils pratiques et non théoriques pour maintenir un État. Il décrit aussi les qualités d’un bon prince, inventant par là une nouvelle morale fondée sur la négation des qualités. Dominique de Villepin, lui, évoque la modernité du Prince : l’État est aujourd’hui en pleine métamorphose, explique-t-il. Il est temps de comprendre la distinction essentielle entre la république et la démocratie. L’ancien ministre des Affaires étrangères revient sur la notion de pouvoir et son exercice : on y retrouve pleinement les enseignements de Machiavel. De son côté, Jacqueline Risset insiste sur le fait que Machiavel s’inscrit dans le sillage de Dante plus qu’il ne s’y oppose, contrairement à un préjugé répandu. Enfin, Xavier Tabet relit, à travers Claude Lefort, la place que Machiavel a occupée dans la réflexion antitotalitaire des années quatre-vingt.

Également au sommaire, un entretien inédit sur Saint Louis et l’autorité avec l’historien Jacques Le Goff, récemment disparu.

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Vladimir Poutine annexe la Crimée à la Russie sous les yeux interloqués de la communauté internationale. Il lorgne dorénavant l’Ukraine. Depuis Maïdan, les tensions entre Moscou et l’Occident ne cessent de se tendre, donnant à vivre une crise politique majeure entre l’Ouest et l’Est. Que cherche Poutine ? Quelles stratégies adopter ? Quelle diplomatie possible ?

Si le scénario des événements est relativement simple, les origines de la crise sont fort complexes. François Bujon de l’Estang nous aide à y voir clair : sa remarquable synthèse décortique les différentes phases, n’hésitant pas à remonter jusqu’au Moyen Âge pour comprendre les ambiguïtés historiques et géographiques. Dans un entretien, Pierre Hassner et Thomas Gomart apportent des éclairages sur la personnalité, les ambitions et les calculs de Poutine : l’homme n’est peut-être pas machiavélique, expliquent-ils, mais il a, en lui, quelque chose de machiavélien. Nous le comprenons d’autant plus avec Jean-Yves Boriaud, professeur de littérature latine, qui profite du cinq-centième anniversaire du Prince pour rappeler les perspectives de l’oeuvre : Machiavel s’efforce de donner dans son livre des conseils pratiques et non théoriques pour maintenir un État. Il décrit aussi les qualités d’un bon prince, inventant par là une nouvelle morale fondée sur la négation des qualités. Dominique de Villepin, lui, évoque la modernité du Prince : l’État est aujourd’hui en pleine métamorphose, explique-t-il. Il est temps de comprendre la distinction essentielle entre la république et la démocratie. L’ancien ministre des Affaires étrangères revient sur la notion de pouvoir et son exercice : on y retrouve pleinement les enseignements de Machiavel. De son côté, Jacqueline Risset insiste sur le fait que Machiavel s’inscrit dans le sillage de Dante plus qu’il ne s’y oppose, contrairement à un préjugé répandu. Enfin, Xavier Tabet relit, à travers Claude Lefort, la place que Machiavel a occupée dans la réflexion antitotalitaire des années quatre-vingt.

Également au sommaire, un entretien inédit sur Saint Louis et l’autorité avec l’historien Jacques Le Goff, récemment disparu.

Biographie de Gérard Albisson

Michel Crépu, directeur de la Revue des deux Mondes, essayiste, est l'auteur, entre autres du Tombeau de Bossuet (Grasset, 1997, Prix Fémina de l'essai et grand prix de la critique de l'Académie française), La confusion des lettres (Grasset, 1999), et un roman, Quartier général (Grasset, 2004).

Jean-Yves Boriaud, professeur de langue et littérature latine à l'université de Nantes, spécialiste de la Rome renaissante, a publié une biographie de Galilée et traduit des grands textes humanistes, dont les Lettres de vieillesse de Pétrarque, et Le Prince et L'art de la Guerre de Machiavel.

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