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Revue des Deux Mondes mars 2015


Pour se revivifier « Cosmos est mon premier livre », écrit Michel Onfray dans l’introduction de cette somme de mille pages, sous-titrée « Vers une sagesse sans morale ». « J’ai publié à ce jour quatre-vingts livres sur bon nombre de sujets : l’éthique, l’esthétique, la bioéthique, la politique, l’érotique, la religion, la psychanalyse [...], un chantier de dix tomes de contre-histoire de la philosophie, mais de fait, j’ai l’impression que Cosmos est mon premier livre. » Pour s’être frayé un chemin dans la philosophie contemporaine à grands coups de serpe contre les religions et les sous-produits idéalistes, déboulonnant les icônes et déterrant les penseurs inconnus, Michel Onfray, depuis plus de vingt ans, suscite avec la même force emballement et détestation. Cette fois, le ton change. « Il n’y est plus question, enfin, de penser contre ceci, contre cela ; pas davantage de vitupérer, d’agonir, de juger, de fulminer, ni même d’hédoniser aux dépens de quelque passion triste. Non, rien de réactif dans cette “ontologie matérialiste”, mais un plain-chant en faveur du monde, de la nature, de la lumière, de la beauté. [...] Ce livre, c’est un torrent pagano-mystique », écrit son premier éditeur, Jean-Paul Enthoven, qui nous décrit sa rencontre avec le philosophe normand et éclaire son parcours intellectuel d’une contre-histoire personnelle, à la fois critique et affectueuse. Michel Onfray honnit les religions et nous propose rien moins que le bonheur délivré de notre soumission aux trois monothéismes. Dans une France secouée par le terrorisme islamiste, cherchant à renouer de toute urgence avec une laïcité qu’on ne défendait plus que du bout des lèvres, la lecture de Cosmos rafraîchit, inspire et revigore. Autre lecture vivifiante, celle de Marc Fumaroli, qui nous entraîne à la découverte des origines de la République des lettres, cette communauté de savants qui incarna durant des siècles l’excellence philosophique scientifique et littéraire et qui fit de la France le centre rayonnant de la pensée jusqu’à la révolution française. Marc Fumaroli, même s’il déplore la perte de l’enseignement des humanités, refuse le déclinisme et invite la République à une réaction saine et, pourquoi pas, à une « République des lettres retrouvée pour mettre fin aux dysfonctionnements dans l’État et le système d’éducation »... Valérie Toranian

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Résumé

Pour se revivifier « Cosmos est mon premier livre », écrit Michel Onfray dans l’introduction de cette somme de mille pages, sous-titrée « Vers une sagesse sans morale ». « J’ai publié à ce jour quatre-vingts livres sur bon nombre de sujets : l’éthique, l’esthétique, la bioéthique, la politique, l’érotique, la religion, la psychanalyse [...], un chantier de dix tomes de contre-histoire de la philosophie, mais de fait, j’ai l’impression que Cosmos est mon premier livre. » Pour s’être frayé un chemin dans la philosophie contemporaine à grands coups de serpe contre les religions et les sous-produits idéalistes, déboulonnant les icônes et déterrant les penseurs inconnus, Michel Onfray, depuis plus de vingt ans, suscite avec la même force emballement et détestation. Cette fois, le ton change. « Il n’y est plus question, enfin, de penser contre ceci, contre cela ; pas davantage de vitupérer, d’agonir, de juger, de fulminer, ni même d’hédoniser aux dépens de quelque passion triste. Non, rien de réactif dans cette “ontologie matérialiste”, mais un plain-chant en faveur du monde, de la nature, de la lumière, de la beauté. [...] Ce livre, c’est un torrent pagano-mystique », écrit son premier éditeur, Jean-Paul Enthoven, qui nous décrit sa rencontre avec le philosophe normand et éclaire son parcours intellectuel d’une contre-histoire personnelle, à la fois critique et affectueuse. Michel Onfray honnit les religions et nous propose rien moins que le bonheur délivré de notre soumission aux trois monothéismes. Dans une France secouée par le terrorisme islamiste, cherchant à renouer de toute urgence avec une laïcité qu’on ne défendait plus que du bout des lèvres, la lecture de Cosmos rafraîchit, inspire et revigore. Autre lecture vivifiante, celle de Marc Fumaroli, qui nous entraîne à la découverte des origines de la République des lettres, cette communauté de savants qui incarna durant des siècles l’excellence philosophique scientifique et littéraire et qui fit de la France le centre rayonnant de la pensée jusqu’à la révolution française. Marc Fumaroli, même s’il déplore la perte de l’enseignement des humanités, refuse le déclinisme et invite la République à une réaction saine et, pourquoi pas, à une « République des lettres retrouvée pour mettre fin aux dysfonctionnements dans l’État et le système d’éducation »... Valérie Toranian

Biographie de Valérie Toranian

Le commandant Marc-Antoine Brillant est chargé de l'exploitation du retour d'expérience des opérations extérieures au CDEF (Centre de Doctrine 'Emploi des Forces)

"Il ya quelque chose de démesuré et de prématuré à entreprendre une histoire de la rhétorique dans l'Europe moderne ... En France l'idée même que la rhétorique puisse être un objet d'un savoir historique et figurer parmi les méthodes d'enseignement et de recherche a rencontré et rencontre encore plus de résistances : une inertie et une indifférence générales ... Même sous des plumes autorisées, il est toujours courant de trouver le mot "rhétorique" employé dans le seul sens en usage dans notre langue depuis le XIXème siècle, celui de verbiage calculé pour voiler la vérité des sentiments de celui qui parle ou à déformer la réalité des faits dont il prétend faire état. A plus forte raison, est-il hors de question de prendre au sérieux des manuels ou une "histoire de la rhétorique". Autant faire l'histoire du mensonge ou de l'insincérité !

Comment délivrer la rhétorique de cette peau d'âne dont elle a été affublée, établir ses titres de noblesse européens et modernes, lui rendre une chance de redevenir vivante et active aujourd'hui ? Comment faire admettre que l'usage trivial du mot "rhétorique" nous cache une somme oubliée d'expérience et de connaissance des phénomènes de parole et que cet oubli nous est nuisible ? ...

La meilleure manière de définir la rhétorique lorsque la résistance est si forte, est de la montrer telle qu'elle s'est manifestée, dans des époques relativement proches de la nôtre, en tout cas généalogiquement liées à la nôtre, où elle bénéficiait encore d'un statut pédagogique éminent, mais où elle était aussi la souche mère de la réflexion sur tout ce qui relie les hommes entre eux : les formes du commerce oral et écrit, les formes des arts ...

La rhétorique n'a jamais été un système, mais une expérience réfléchie de la parole qui s'est appuyée sur une jurisprudence de très longue durée. Par définition, elle a une histoire, je dirais même qu'elle a des mémoires. Ses normes, quand elle en propose, s'appuient sur des exemples éprouvés qui laissent une marge généreuse à l'interprétation et à l'invention. C'est pourquoi elle a été si efficace dans la pédagogie de la parole et si mystérieuse dans les chefs d'oeuvre où elle s'accomplit en cessant de se montrer."

Extrait de la Préface de Marc Fumaroli

Jean-Paul Enthoven est écrivain, éditeur et critique littéraire. Il a déjà publié, aux Editions Grasset, deux essais (Les enfants de Saturne, et La dernière femme) et trois romans (Aurore, Ce que nous avons eu de meilleur et L’hypothèse des sentiments). Il est, par ailleurs, le co-auteur d’un Dictionnaire amoureux de Marcel Proust.

Franz-Olivier Giesbert est romancier et journaliste. Il a notamment dirigé Le Nouvel Observateur, Le Figaro et Le Point, où il continue d'être éditorialiste.

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