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Revue des Deux Mondes septembre 2013


Chers lecteurs, à partir de ce mois de septembre 2013, la Revue des Deux Mondes change de présentation. Depuis 1829, les changements ont été nombreux. Pourtant, la plus ancienne revue d’Europe n’a jamais dévié de son cap : décrire, analyser les multiples domaines de la société humaine, cela dans le sillage des premiers encyclopédistes du XVIIIe siècle.Aujourd’hui, les changements sont d’un autre ordre que ceux dont nos ancêtres furent les témoins. Nous assistons à des mutations inédites qui annoncent les contours d’une nouvelle civilisation. Tout au long des prochains numéros, nous nous attacherons à décrire ces bouleversements. Mutation anthropologique, comme on l’a vu au printemps dernier avec le débat sur le « mariage pour tous », vrai bouleversement dans une culture rompue de longue date à la structure familiale classique ; mutations géopolitiques avec l’irruption d’une diplomatie de l’immédiateté au numérique ; mutations scientifiques avec la possibilité inouïe d’instrumentaliser l’élément humain pour le meilleur et pour le pire ; mutations économiques venant exploser les vieux schémas protectionnistes ou naïvement mondialistes ; mutations esthétiques signant peut-être la fin d’une conception de la création littéraire, artistique, héritée de l’humanisme et de la Renaissance ; le commencement d’une autre expression de soi. Mutations religieuses enfin, où la puissance de la tradition se trouve sans cesse en butte aux contradictions de l’individualisme « hypermoderne », pour reprendre une expression de Gilles Lipovetsky.La Revue des Deux Mondes fut dans l’entre-deux-guerres, de ceux qui, les premiers, devinèrent la montée du péril nazi, dénoncèrent l’installation des camps du goulag. Sa culture profondément européenne, jamais reniée, l’y a aidée. Tout laisse à penser, désormais, que cette culture européenne est toujours là, mais qu’elle n’est plus au centre du jeu. Est-ce une raison pour jeter l’éponge ? Nous ne le pensons pas. L’immense levée du monde asiatique, les Amériques regardant déjà l’après-Obama montrent au contraire la nécessité d’une présence européenne solide, spirituelle, politique, capable d’assumer une autorité digne de ce nom. C’est le sens ici des interventions d’Herman Van Rompuy aussi bien que de Julia Kristeva. Si l’Europe est malade, c’est de ne pas s’aimer, de n’être plus assez fière et heureuse de ses propres valeurs. La bibliothèque continue de nous y aider, pour ce numéro en compagnie de Dante, à la lumière du grand théologien que fut Romano Guardini.Chers lecteurs, fidèles depuis si longtemps à la Revue des Deux Mondes, nous vous invitons à poursuivre le voyage avec nous. C’est une nouvelle aventure qui commence, vivons-la ensemble. Bonne lecture, Michel Crépu

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Chers lecteurs, à partir de ce mois de septembre 2013, la Revue des Deux Mondes change de présentation. Depuis 1829, les changements ont été nombreux. Pourtant, la plus ancienne revue d’Europe n’a jamais dévié de son cap : décrire, analyser les multiples domaines de la société humaine, cela dans le sillage des premiers encyclopédistes du XVIIIe siècle.Aujourd’hui, les changements sont d’un autre ordre que ceux dont nos ancêtres furent les témoins. Nous assistons à des mutations inédites qui annoncent les contours d’une nouvelle civilisation. Tout au long des prochains numéros, nous nous attacherons à décrire ces bouleversements. Mutation anthropologique, comme on l’a vu au printemps dernier avec le débat sur le « mariage pour tous », vrai bouleversement dans une culture rompue de longue date à la structure familiale classique ; mutations géopolitiques avec l’irruption d’une diplomatie de l’immédiateté au numérique ; mutations scientifiques avec la possibilité inouïe d’instrumentaliser l’élément humain pour le meilleur et pour le pire ; mutations économiques venant exploser les vieux schémas protectionnistes ou naïvement mondialistes ; mutations esthétiques signant peut-être la fin d’une conception de la création littéraire, artistique, héritée de l’humanisme et de la Renaissance ; le commencement d’une autre expression de soi. Mutations religieuses enfin, où la puissance de la tradition se trouve sans cesse en butte aux contradictions de l’individualisme « hypermoderne », pour reprendre une expression de Gilles Lipovetsky.La Revue des Deux Mondes fut dans l’entre-deux-guerres, de ceux qui, les premiers, devinèrent la montée du péril nazi, dénoncèrent l’installation des camps du goulag. Sa culture profondément européenne, jamais reniée, l’y a aidée. Tout laisse à penser, désormais, que cette culture européenne est toujours là, mais qu’elle n’est plus au centre du jeu. Est-ce une raison pour jeter l’éponge ? Nous ne le pensons pas. L’immense levée du monde asiatique, les Amériques regardant déjà l’après-Obama montrent au contraire la nécessité d’une présence européenne solide, spirituelle, politique, capable d’assumer une autorité digne de ce nom. C’est le sens ici des interventions d’Herman Van Rompuy aussi bien que de Julia Kristeva. Si l’Europe est malade, c’est de ne pas s’aimer, de n’être plus assez fière et heureuse de ses propres valeurs. La bibliothèque continue de nous y aider, pour ce numéro en compagnie de Dante, à la lumière du grand théologien que fut Romano Guardini.Chers lecteurs, fidèles depuis si longtemps à la Revue des Deux Mondes, nous vous invitons à poursuivre le voyage avec nous. C’est une nouvelle aventure qui commence, vivons-la ensemble. Bonne lecture, Michel Crépu

Biographie d’Herman Van Rompuy

Née en Bulgarie, Julia Kristeva est écrivain, psychanalyste, membre de l'Institut universitaire de France et enseignante à l'Université Paris Diderot-Paris 7 ; elle y dirige l'Ecole doctorale « langue, littérature, image » et le Centre Roland Barthes. Elle est docteur honoris causa de nombreuses universités et membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris. Elle siège au Conseil économique et social et est présidente d'honneur du Conseil national « Handicap : sensibiliser, informer, former. » En 2004, Julia Kristeva a reçu, en Norvège, le prix Holberg ; en 2006, à Brême, elle se voit décerner le prix Hannah Arendt pour la pensée politique. Julia Kristeva est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages, romans et essais parmi lesquels : Étrangers à nous-mêmes (Fayard, 1988), Les Samouraïs (Gallimard, 1992), Les Nouvelles Maladies de l'âme (Fayard, 1993), Possession (Fayard, 1996), Sens et non-sens de la révolte (Fayard, 1996), La Révolte intime (Fayard, 1997), Le Génie féminin : Hannah Arendt, tome 1 (Fayard, 1999), Melanie Klein, tome 2 (Gallimard, 2003), Colette, tome 3 (Fayard, 2002), La Haine et le Pardon (Fayard, 2005), Meurtre à Byzance (Fayard, 2004), Pouvoirs et limites de la psychanalyse, tomes I, II, III (Fayard, 1996/1997/2005), Seule, une femme (éditions de l'Aube, 2007), Colette : un génie féminin (éditions de l'Aube, 2007), Cet incroyable besoin de croire (Bayard, 2007).

Michel Crépu, directeur de la Revue des deux Mondes, essayiste, est l'auteur, entre autres du Tombeau de Bossuet (Grasset, 1997, Prix Fémina de l'essai et grand prix de la critique de l'Académie française), La confusion des lettres (Grasset, 1999), et un roman, Quartier général (Grasset, 2004).

Gérald Bronner est professeur de sociologie à l'université de Paris-Diderot, membre de l’Académie des technologies et de l’Académie nationale de médecine. Il travaille sur les croyances collectives, les erreurs de raisonnement et leurs conséquences sociales. Il a publié plusieurs ouvrages sur ces questions dont L'empire des croyances (PUF) couronné d'un prix par l'Académie des Sciences Morales et Politiques, La démocratie des crédules pour lequel il a reçu de nombreux prix. Dernier ouvrage, co-écrit avec Etienne Géhin, Le danger sociologique (Puf, 2017). Il est éditorialiste au Point, chroniqueur dans Pour la science, le Nouveau Magazine Littéraire, l’émission 28 minutes sur Arte et I24news.

Romano Guardini a enseigné la philosophie de la religion à l'université de Berlin, de Tübingen, de Munich. Ses ouvrages de réflexion sur la place de la religion dans le monde moderne et des livres de spiritualité ont connu de son vivant un immense succès.

Simon Leys, de son vrai nom Pierre Ryckmans, est né en Belgique. Sinologue, il fut le premier à dénoncer - à l’encontre de la pensée dominante - dès 1971 les folies totalitaires de Mao. Intellectuel exigeant et styliste incomparable, il a publié de nombreux textes sur l’art, la littérature. Il est l’auteur entre autres Les habits neufs du Président Mao, Protée et autres essais ( Prix Renaudot, essai 2004), Les naufragés du Batavia, La mer dans la littérature française...

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