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Thérèse philosophe

Florence Lotterie (Rédacteur)


«Le seul ouvrage qui ait montré le but, sans néanmoins l’atteindre tout à fait ; l’unique qui ait agréablement lié la luxure et l’impiété, et qui donnera enfin l’idée d’un livre immoral » : c’est en ces termes que Sade, dans l’Histoire de Juliette, rend hommage à Thérèse philosophe. Paru anonymement en 1748, ce roman est un classique – sinon le classique – de l’édition clandestine d’erotica au XVIIIe siècle. Véritable best-seller de la littérature audacieuse, souvent attribué à Boyer d’Argens, il ouvre aussi de brûlants dossiers d’ordre religieux et moral, et l’on a pu soupçonner Diderot d’en être l’auteur. Prenant prétexte d’un fait divers – le procès qui opposa, en 1730, un jésuite à sa pénitente qui l’accusait de l’avoir débauchée –, il dénonce l’influence pernicieuse de la religion sur la santé des esprits, et revendique, par le « raisonnement» comme par l’« exemple», le droit des corps à disposer d’eux-mêmes. D’où l’inévitable question : 1748, année érotique, ou année théorique chaude pour la philosophie ? L’une ne va peut-être pas sans l’autre…

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Fiche détaillée de “Thérèse philosophe”

Fiche technique

  • Auteur : Anonyme
  • Rédacteur : Florence Lotterie
  • Éditeur : Flammarion
  • Collection : GF
  • Date de parution : 10/08/11
  • EAN : 9782081256903
  • Format : ePub
  • Nombre de pages: 236
  • Taille du fichier : 1.7 Mo
  • Protection : Contenu protégé

Résumé

«Le seul ouvrage qui ait montré le but, sans néanmoins l’atteindre tout à fait ; l’unique qui ait agréablement lié la luxure et l’impiété, et qui donnera enfin l’idée d’un livre immoral » : c’est en ces termes que Sade, dans l’Histoire de Juliette, rend hommage à Thérèse philosophe. Paru anonymement en 1748, ce roman est un classique – sinon le classique – de l’édition clandestine d’erotica au XVIIIe siècle. Véritable best-seller de la littérature audacieuse, souvent attribué à Boyer d’Argens, il ouvre aussi de brûlants dossiers d’ordre religieux et moral, et l’on a pu soupçonner Diderot d’en être l’auteur. Prenant prétexte d’un fait divers – le procès qui opposa, en 1730, un jésuite à sa pénitente qui l’accusait de l’avoir débauchée –, il dénonce l’influence pernicieuse de la religion sur la santé des esprits, et revendique, par le « raisonnement» comme par l’« exemple», le droit des corps à disposer d’eux-mêmes. D’où l’inévitable question : 1748, année érotique, ou année théorique chaude pour la philosophie ? L’une ne va peut-être pas sans l’autre…

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