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Un désir d’humain


Il existe au Japon une industrie de « love doll », des poupées grandeur nature conçues pour servir de « partenaires de substitution ». Curieusement, ces produits sexuels haut de gamme se présentent sous la forme fantomatique de jeunes filles aux regards vides et aux corps incomplets… Est-il seulement possible de les « utiliser » ? Confrontant les humains à la question de la solitude, ces ersatz moulés dans les postures d’une attente sans fin fournissent un modèle représentatif de ce qui est considéré comme excitant et attirant dans la société actuelle. Les firmes qui s’en disputent le marché les présentent non pas comme des « produits à vendre » mais comme des « filles à marier ». Lorsque le client ne peut ou ne veut plus garder sa poupée, celle-ci bénéficie de funérailles bouddhiques. A priori, ces love doll sont si ressemblantes qu’elles pourraient bien faire illusion. Ont-elles un cœur ? Une âme ? Les Japonais investissent actuellement des millions dans la recherche en robotique et s’intéressent tout particulièrement aux moyens de simuler la conscience. Or ces poupées constituent un véritable laboratoire pour la recherche en vie artificielle. Elles servent de modèles à des prototypes d’androïdes et influencent les recherches de pointe en matière d’anthropomorphisme. Le sujet de ce livre dépasse donc l’anecdotique. Il s’agit d’une enquête au cœur d’un système en train d’accoucher de formes de vies psychiques nouvelles. Les simulacres japonais devraient envahir le monde et cela d’autant plus rapidement que ces objets proposent quelque chose de plus qu’un aspect réaliste. Quoi ? Anthropologue, chercheuse rattachée au Sophiapol, créatrice du blog Les 400 Culs, Agnès Giard est l’auteure de quatre livres consacrés à la culture japonaise, culture qu’elle interroge sous un angle particulier : comment se construisent les affects ? Depuis 1997, elle se rend régulièrement au Japon pour enquêter sur la façon dont les désirs s’y manifestent et suivant quelle logique. Son premier livre, L’Imaginaire érotique au Japon, est traduit en japonais aux éditions Kawade shobô. Moins d’un mois après sa sortie, il fait partie des best-sellers de livres étrangers. En 2008, Agnès Giard publie un Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon, suivi d’un livre de design (Les Objets du désir au Japon), puis d’une anthologie : Les Histoires d’amour au Japon. Des mythes fondateurs aux fables contemporaines.

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Fiche détaillée de “Un désir d’humain”

Fiche technique

  • Auteur : Agnès Giard
  • Éditeur : Les Belles Lettres
  • Collection : Collection Japon
  • Date de parution : 01/09/16
  • EAN : 9782251901893
  • Format : ePub
  • Nombre de pages: 376
  • Taille du fichier : 28,5 Mo
  • Protection : Digital Watermarking

Résumé

Il existe au Japon une industrie de « love doll », des poupées grandeur nature conçues pour servir de « partenaires de substitution ». Curieusement, ces produits sexuels haut de gamme se présentent sous la forme fantomatique de jeunes filles aux regards vides et aux corps incomplets… Est-il seulement possible de les « utiliser » ? Confrontant les humains à la question de la solitude, ces ersatz moulés dans les postures d’une attente sans fin fournissent un modèle représentatif de ce qui est considéré comme excitant et attirant dans la société actuelle. Les firmes qui s’en disputent le marché les présentent non pas comme des « produits à vendre » mais comme des « filles à marier ». Lorsque le client ne peut ou ne veut plus garder sa poupée, celle-ci bénéficie de funérailles bouddhiques. A priori, ces love doll sont si ressemblantes qu’elles pourraient bien faire illusion. Ont-elles un cœur ? Une âme ? Les Japonais investissent actuellement des millions dans la recherche en robotique et s’intéressent tout particulièrement aux moyens de simuler la conscience. Or ces poupées constituent un véritable laboratoire pour la recherche en vie artificielle. Elles servent de modèles à des prototypes d’androïdes et influencent les recherches de pointe en matière d’anthropomorphisme. Le sujet de ce livre dépasse donc l’anecdotique. Il s’agit d’une enquête au cœur d’un système en train d’accoucher de formes de vies psychiques nouvelles. Les simulacres japonais devraient envahir le monde et cela d’autant plus rapidement que ces objets proposent quelque chose de plus qu’un aspect réaliste. Quoi ? Anthropologue, chercheuse rattachée au Sophiapol, créatrice du blog Les 400 Culs, Agnès Giard est l’auteure de quatre livres consacrés à la culture japonaise, culture qu’elle interroge sous un angle particulier : comment se construisent les affects ? Depuis 1997, elle se rend régulièrement au Japon pour enquêter sur la façon dont les désirs s’y manifestent et suivant quelle logique. Son premier livre, L’Imaginaire érotique au Japon, est traduit en japonais aux éditions Kawade shobô. Moins d’un mois après sa sortie, il fait partie des best-sellers de livres étrangers. En 2008, Agnès Giard publie un Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon, suivi d’un livre de design (Les Objets du désir au Japon), puis d’une anthologie : Les Histoires d’amour au Japon. Des mythes fondateurs aux fables contemporaines.

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