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Une nation nommée Narcisse


La nation est une promesse de réalisation et d’unité. Elle réunit, par cet engagement implicite, les citoyens vers un narcissisme collectif qui sert, dans la foulée des cultes et des idéologies, à repeindre de sens un ciel métaphysique que l’homme perçoit de plus en plus vide au-dessus de lui. Mais dans le même temps, la nation se révèle être l’un des périls de la démocratie, car sa nature cachée est de réduire le monde à une expression homogène et à une continuité excluant le mouvement et la contingence ; la nature de la nation est de correspondre à la velléité de l’homme, terrifié devant le chaos du monde, de vouloir se fondre dans la totalité rassurante au risque de ne plus évoluer. Le danger inhérent à la nation consiste à se perdre dans le passé, dans l’identité et de promouvoir une idée de la pureté qui, par essence, peut tout broyer sur son passage, et qui refuse de voir l’utilité instrumentale de la démocratie comme outil de gestion d’une société.

Tel est le postulat proposé dans ce petit ouvrage : le nationalisme est un amour illusionnel, forgé par une blessure incurable.

François De Smet est docteur en philosophie et collabore au Centre de Théorie politique de l’Université Libre de Bruxelles ainsi qu’au Centre Interdisciplinaire d’Études des Religions et de la Laïcité (CIERL). Ses domaines de prédilection sont la philosophie politique, l’histoire des idées et les enjeux contemporains. Il est l’auteur de Vers une laïcité dynamique, paru aux éditions de l’Académie royale de Belgique.

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Fiche détaillée de “Une nation nommée Narcisse”

Fiche technique

Résumé

La nation est une promesse de réalisation et d’unité. Elle réunit, par cet engagement implicite, les citoyens vers un narcissisme collectif qui sert, dans la foulée des cultes et des idéologies, à repeindre de sens un ciel métaphysique que l’homme perçoit de plus en plus vide au-dessus de lui. Mais dans le même temps, la nation se révèle être l’un des périls de la démocratie, car sa nature cachée est de réduire le monde à une expression homogène et à une continuité excluant le mouvement et la contingence ; la nature de la nation est de correspondre à la velléité de l’homme, terrifié devant le chaos du monde, de vouloir se fondre dans la totalité rassurante au risque de ne plus évoluer. Le danger inhérent à la nation consiste à se perdre dans le passé, dans l’identité et de promouvoir une idée de la pureté qui, par essence, peut tout broyer sur son passage, et qui refuse de voir l’utilité instrumentale de la démocratie comme outil de gestion d’une société.

Tel est le postulat proposé dans ce petit ouvrage : le nationalisme est un amour illusionnel, forgé par une blessure incurable.

François De Smet est docteur en philosophie et collabore au Centre de Théorie politique de l’Université Libre de Bruxelles ainsi qu’au Centre Interdisciplinaire d’Études des Religions et de la Laïcité (CIERL). Ses domaines de prédilection sont la philosophie politique, l’histoire des idées et les enjeux contemporains. Il est l’auteur de Vers une laïcité dynamique, paru aux éditions de l’Académie royale de Belgique.

Biographie de François de Smet

Pourquoi donc sommes-nous si accrochés à notre maigre « je » ? Pourquoi refusons-nous d’accepter les leçons les plus radicales de la neuroscience ou de la psychologie cognitive à propos de notre « identité » ou de ce que nous aimons à considérer comme notre « libre arbitre » ? Quel mal y aurait-il à accepter que nous soyons le résultat de déterminations qui nous dépassent – et que nos choix ne soient que des colifichets ayant pour seule fonction de nous rassurer ? Dans Lost Ego, François De Smet répond à toutes ces questions de la meilleure manière qui soit : en mettant le doigt sur les peurs qui continuent à nous voir nous accrocher à des reliques de notre « moi » en miettes et que nous refusons de regarder en face. Non, nous n’existons pas – mais c’est précisément parce que nous n’existons pas que nous pouvons trouver le moyen de vivre. Seuls, et surtout ensemble.

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